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La sécurité sociale nous protège. Nous protégeons la sécurité sociale.
03fév

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vendredi, 31 janvier 2020

Notre sécurité sociale est un fantastique système de protection, pour chacun d’entre nous. La FGTB a établi un plan clair pour la renforcer, l’améliorer et la financer de manière juste, afin que les générations futures ne soient pas sacrifiées.

La FGTB a décidé de mener le combat dans la rue. Cette première manifestation nationale n’est que le commencement. Malgré nos multiples demandes, la CSC et la CGSLB ont décidé, cette fois-ci, de ne pas nous rejoindre dans les rues de Bruxelles. Nous espérons qu’ils seront à nos côtés dans les prochaines actions. Incompréhensible, à l’heure où notre sécurité sociale est plus que jamais menacée, et qu’elle a besoin - comme par le passé - d’un solide front des travailleurs pour la protéger. Contre les coupes budgétaires. Contre la privatisation. Contre la scission.

La FGTB s’est battue, se bat et se battra encore demain pour une sécurité sociale renforcée, améliorée et justement financée.

Justement financée

Afin que notre sécurité sociale soit justement financée, il est temps de mettre fin à la multiplication des emplois « exonérés » en tout ou en partie, de cotisations sociales. Ces méthodes ne bénéficient qu’aux employeurs. Il est également crucial qu’on repense en profondeur le système de financement de notre sécu’ afin que d’autres types de revenus (dividendes, plus-values sur actions, rentes mobilières) contribuent également. À la question « Qui va payer ? », nous répondons très clairement que les épaules les plus fortes doivent supporter les charges les plus lourdes, et non l’inverse !

Renforcée

Le coeur de notre sécu’ c’est la S-O-L-I-D-A-R-I-T-E. Chacun contribue selon ses moyens et reçoit selon ses besoins. En effet, tous les travailleurs actifs contribuent au financement de la sécurité sociale : un pour tous et tous pour un ! Sans sécurité sociale et cotisations sociales, 40% de la population serait en situation de pauvreté. C’est pourquoi la FGTB plaide pour que:

1) les allocations sociales minimales soient relevées au-dessus du seuil de pauvreté ;

2) les allocations sociales soient liées automatiquement au bien-être, pour maintenir intact le pouvoir d’achat ; 

3) les droits sociaux soient individualisés. Il n’est pas normal que nos droits soient différents selon que l’on soit célibataire, chef de ménage ou cohabitant.

Améliorée

Bien que notre système de sécurité sociale soit performant, la pauvreté menace encore 1 Belge sur 5. Il est donc nécessaire d’améliorer notre sécurité sociale et de resserrer les mailles du filet de protection qu’elle représente. Nos soins de santé doivent être accessibles et de qualité. La sécu’ ne peut pas être considérée comme une variable d’ajustement budgétaire servant à combler les trous. Les allocations de chômage doivent permettre de vivre dignement en cas de perte d’emploi. La limitation des allocations de chômage dans le temps n’est pas une option, car cela précipiterait des milliers de personnes dans la précarité ou la pauvreté. Les crédits-temps fins de carrière doivent être renforcés afin que les travailleurs âgés puissent finir leur carrière en douceur.

Enfin, les pensions belges figurent aujourd’hui parmi les plus basses d’Europe. Pour la FGTB, les pensions doivent être revalorisées. Il est impératif de permettre aux travailleurs de terminer leur vie dignement et en bonne santé. À cet égard, nous exigeons de ramener l’âge légal de la pension à 65 ans. Nous plaidons également pour que la pension corresponde à 75% du salaire moyen du travailleur (actuellement 60%) et pour que le montant de la pension minimum soit fixé à 1.500€ net. Les maladies, la naissance d’un enfant, les interruptions de carrière pour s’occuper de ses proches ou de ses enfants ou encore les périodes de chômage doivent être prises en compte pour le calcul de la pension. Le plafond de calcul pour la pension doit être revu et les pensions doivent être augmentées automatiquement avec les prix afin de maintenir intact le pouvoir d’achat des pensionnés.

C’est pour toutes ces raisons que nous nous sommes mobilisés ce 28 janvier.

Notre sécurité sociale nous protège. Nous protégeons la sécurité sociale.