Actualité

Action en front commun vendredi 7 octobre a wavre - 05/10/2016

Pourquoi des actions ciblées ce vendredi 7 ocotbre ? - 05/10/2016

Manifestation 29 septembre 2016 à Bruxelles - 05/09/2016

Pas touche aux 38H ! - 10/05/2016

SEMAINE DES SERVICES PUBLICS DU 25 AU 29 AVRIL 2016 - 22/04/2016

1er MAI 2016 - 20/04/2016

Mobilisation le 19 avril contre l'austérité - 07/04/2016

Recours contre le rélèvement de l'âge de la pension - 22/02/2016

ELECTIONS SOCIALES 2016 - 03/12/2015

MANIFESTATION NATIONALE LE 7 OCTOBRE 2015 - 24/09/2015

NE NOUS RESIGNONS PAS A RAMASSER LES MIETTES ! - 24/09/2015

MANIFESTATION NATIONALE mercredi 7 octobre 2015 Bruxelles - 16/07/2015

manifestation lundi 30 mars 2015 Place du luxembourg a Bruxelles 10h30 - 27/03/2015

Grâce à la mobilisation de toutes et de tous - 22/01/2015

Plan d'action contre un gouvernement généreux avec les patrons et les nantis. - 16/10/2014

Un gouvernement sourd pour les travailleurs et les bénéficiaires d’allocations sociales

                Mais généreux pour les employeurs et les nantis...

Plan d’action du front commun: 

  • 6 novembre 2014 : manifestation nationale
  • 24 novembre 2014 : grève tournante provinces du Hainaut, Luxembourg, Limbourg et Anvers.
  • 01 décembre 2014 : grève tournante  provinces de Namur, de Liège, de Flandre Occidentale et de Flandre Orientale.
  • 08 décembre 2014 : grève tournante  provinces de Brabant Flamand et de Brabant Wallon et Bruxelles.
  • 15 décembre 2014 : grève nationale
  • …......

Non à un gouvernement tout oreille pour les patrons et les nantis - 26/09/2014

POUR LA JUSTICE SOCIALE Concentration Syndicale mardi 23 septembre 2014 - 19/09/2014

ensemble, manifestons contre la politique d'austérité et de précarité - 21/02/2014

Rassemblement citoyen le 10 mars à 14h - Grand Place de Tubize

Des jeunes chômeurs exclus aussi en Brabant Wallon - 05/02/2014

À peine installé fin 2011, le gouvernement a pris toute une série de mesures à l’encontre des demandeurs d’emploi.

Outre la dégressivité accrue des allocations de chômage, des mesures d’exclusion ont aussi été prises envers les demandeurs d’emploi – majoritairement des jeunes – qui perçoivent des allocations d’insertion.

Concrètement, cela signifie 50.000 exclusions au 1erjanvier 2015.

Bien que moins touché que d’autres provinces wallonnes, le Brabant Wallon sera aussi concerné par ces mesures avec près de 1.250 exclusions, dont 55% de femmes.

265 exclusions concerneront les chefs de ménage et isolés, autant de personnes qui iront grossir les files d’attente des CPAS de la province.

Les autres, à savoir les cohabitants qui représentent 75% des exclusions, n’auront pour la plupart pas la possibilité de solliciter l’aide de leur CPAS. Ce sont autant de ménages qui verront leur budget amputé d’un seul coup d’environ 400€/mois. Une catastrophe pour la plupart d’entre eux.

Ottignies-Louvain-la-Neuve et Tubize détiennent le triste record du plus grand nombre d’exclusions (+- 150 personnes) alors que des communes telles que Braine-l’Alleud, Nivelles ou Wavre tournent autour d’une centaine d’exclusions.

La FGTB Brabant Wallon organisera une action le lundi 10 mars prochain à 14h sur la place de Tubize

Baromètre socio-économique 2014 - 16/01/2014

Pour la 4ème année consécutive, la FGTB publie son baromètre socio-économique. L’occasion de tordre le cou à un certain nombre d’évidences

À entendre certains experts, les travailleurs et allocataires sociaux de ce pays (soit l’écrasante majorité de la population) seraient condamnés à une austérité sans fin.

Les données chiffrées reprises dans cette brochure ne sont pas le fruit de syndicalistes révolutionnaires. Au contraire, ils sont issus d’instituts ou organisations peu réputés pour leur gauchisme effréné : commission européenne, cour des comptes, banque nationale, OCDE, eurostat, services publics fédéraux, que du sérieux !

Et pourtant, certains chiffres ne manquent pas d’interpeller. Examinons-en quelques uns :

La part des salaires dans la richesses produite par rapport aux revenus du capital

Depuis 30 ans, la part des salaires dans la richesse produite n’a cessé de baisser…au profit des revenus du capital. En clair, cela signifie que les gains de productivité ont essentiellement profité aux détenteurs de capitaux plutôt qu’aux travailleurs.

Le taux de l’impôt des sociétés

Si le taux officiel reste établi à 34%, le taux effectif n’a cessé de baisser depuis 10 ans pour se fixer, en 2011, à 23%, notamment grâce aux intérêts notionnels et autres cadeaux fiscaux généreusement octroyés aux entreprises.

Augmentation des salaires, des bénéfices et des dividendes

Entre 1996 et 2011, les salaires ont augmenté de 80%, les bénéfices de 96% et les dividendes distribués de 142%. La comparaison se passe de tout commentaire

Augmentation des dividendes distribués versus augmentation des réductions de cotisations patronales et des subsides salariaux (entre 1996 et 2011)

Les dividendes ont augmenté de 11,31 milliards tandis que les aides en tout genre grimpaient de 9,71 milliards. En clair, c’est la collectivité qui a financé cette augmentation des dividendes !

On l’aura constaté à travers ces quelques exemples, les inégalités ne cessent de se creuser, au profit d’une minorité. Le mouvement, entamé au tournant des années ’80 a connu un grand coup d’accélérateur sous prétexte de réduction des déficits publics et de relance de la compétitivité.

Le baromètre sera bientôt disponible sous format papier mais vous pouvez déjà le consulter en téléchargeant le fichier en annexe

barometre-2014-fr.pdf

ASSISES DU LOGEMENT EN BRABANT WALLON – 17 DÉCEMBRE - 12/12/2013

Tout le monde s’accorde à dire que l’accès au logement est le problème majeur du Brabant Wallon.

À travers le Réseau Brabançon pour le Droit au Logement, différentes associations – dont Forabra – se sont penchées sur toute une série de thématiques en lien avec l’accès au logement

Le mardi 17 décembre, les assises de l’accès au logement constitueront une étape importante de cette dynamique en permettant le dialogue entre le public, les acteurs des groupes-chantier mais aussi des responsables politiques. Les assises permettront en outre de présenter un certain nombre d’alternatives issues du travail des groupes-chantier.

De plus, ces assises ne ressembleront pas à un colloque « traditionnel ». Une mise en scène originale, créative et humoristique alliera interventions théâtrales et apport des nouvelles technologies de la communication.

Quand ? le 17 décembre dès 13h

Où ? Ferme du Biéreau, Avenue du Jardin Botanique – 1348 Louvain-la-Neuve

Informations : Serge Morciaux – 010.62.10.38 – s.morciaux@ccbw.be/ Vincent Wattiez – 010.62.10.39 – v.wattiez@ccbw.be

www.rbdl.be

programme et bulletin d'inscriptions

Marché transatlantique : il est grand temps de se mobiliser (3) - 05/12/2013

La semaine dernière, nous avons abordé les nombreux dangers que représente le marché transatlantique et le fait qu’il permet de mieux comprendre les enjeux de l’austérité imposée actuellement en Europe.

Pour ce dernier article, il nous semblait intéressant de faire le point sur la manière dont on peut s’opposer à la mise en place de ce grand marché.

Quels sont les rapports de force politiques ?

En mai 2013, les députés européens se sont prononcés sur le mandat de négociation à donner à la commission.

Il est tout d’abord intéressant de savoir que toute une série d’amendements ont été refusés très majoritairement par les euro-députés.
Il s’agissait, par exemple, d’une demande relative au lancement d’ un grand débat démocratique avec la société civile avant tout début de négociation. Ou encore d’empêcher des investisseurs privés de porter plainte contre des Etats.

Vint ensuite le vote final concernant le mandat à donner à la commission européenne. On ne s’étonnera pas d’apprendre que le résultat fut de 460 pour. 105 députés ont voté contre et 28 se sont abstenus. Seuls les députés de la gauche dite radicale et les écologistes européens se sont opposés

Au sein du groupe « socialiste », le PS a voté contre mais sa position était malheureusement très minoritaire.

On le constate, le rapport de force politique est loin d’être favorable aux opposants au marché transatlantique.

C’est donc à notre niveau, syndicats, associations, simples citoyens de tenter de faire bouger les choses, en sensibilisant ou encore en popularisant la plateforme www.no-transat.be

Cette plateforme d’opposition a été lancée début 2011. Elle regroupe quelques dizaines d’association et citoyens. Des formations, conférences sont régulièrement organisées, des articles publiés.

Même s’il s’agit de matières extrêmement complexes et techniques, il est impératif de se mobiliser, de dire un NON massif aux menaces qui pèsent clairement sur nos démocraties. Ce qui est à l’œuvre n’est rien d’autre qu’une privatisation totale de nos sociétés, avec moins de démocratie et de solidarité.

Mobilisons-nous 

pour en savoir plus :

Élections 2014 – le genre en débat - 02/12/2013

En Belgique, le droit de vote pour les femmes n’existe pleinement que depuis 1948.

Dans certains partis, la proportion de femmes élues est presque équivalente à celle des hommes. Par contre, d’autres ont encore de sérieux progrès à réaliser.

Mais cela signifie-t-il pour autant que la dimension genre est intégrée dans les programmes électoraux ou dans la manière de faire de la politique ?

FORABRA a décidé d’ouvrir le débat en présence de Mesdames Valérie De Bue (députée fédérale – MR), Thérèse Snoy (députée régionale – Ecolo) et Isabelle Kibassa-Maliba (députée permanente provinciale – PS). Anne Demelenne, Secrétaire générale de la FGTB viendra aussi faire part des positions syndicales en la matière

Informations pratiques

Quand ? lundi 9 décembre à 19h

Où ? Salle des mariages de l’Hôtel de Ville, Grand Place à Nivelles

Renseignements : Forabra - 067/64.60.06 - benoit.blondeau@fgtb.be -
fabio.molina-diaz@fgtb.be

Marché transatlantique : il est grand temps de se mobiliser (2) - 27/11/2013

Nous avons vu, dans un premier article, à quel point la négociation d’un grand marché transatlantique risquait d’influencer négativement toute une série de normes sociales, environnementales, etc

D’un point de vue démocratique également, on peut avoir tout à craindre du marché transatlantique.

Déjà à l’heure actuelle, la mise en place de différents textes européens comme le TSCG (Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance) écorne sérieusement les principes élémentaires de nos démocraties.
Pensons notamment à nos parlements, dont le rôle en matière budgétaire se limite désormais à approuver des budgets préalablement passés au crible de la commission européenne.

Un des objectifs des promoteurs du marché transatlantique est de mettre en place des processus de décision transatlantiques afin d’éviter toute forme de distorsion législative entre Europe et Etats-Unis !
En clair, un organe de décision supra national, largement influencé par des lobbies privés, dont l’objectif premier n’est certainement pas la recherche du bien commun.

En pratique, comment tout cela se négocie-t-il ?

Des groupes de négociation ont été mis sur pied dans toute une série de domaines (agriculture, chimie, énergie, machines et électronique, marchés publics, services de santé, entreprises publiques, etc).

D’autres groupes traitent de matières plus transversales telles que cohérence des législations, les facilitations douanières et commerciales, le développement durable, la propriété intellectuelle, les normes techniques et sanitaires, etc

Jusqu’à présent, ces discussions ne semblent pas émouvoir grand monde dans les milieux politiques.  Or, comme c’est le cas pour le TSCG où les conséquences concrètes commencent à se faire sentir jusqu’au niveau communal, la négociation du marché transatlantique se mesurera également dans nos vies quotidiennes.

C’est ainsi qu’un des groupes de négociation est consacré au règlement des conflits entre Investisseurs et Etats. En pratique, cela permettra aux multinationales de porter plainte contre des Etats qui auraient pris des mesures qui leur seraient préjudiciables.

Lorsqu’on l’examine sous l’angle du marché transatlantique, on comprend évidemment bien mieux les objectifs du TSCG : renforcer la compétitivité du secteur marchand, imposer l’austérité aux pouvoirs publics, détricoter les protections sociales, démanteler la démocratie économique, en clair dérouler le tapis rouge aux multinationales qui pourront s’enrichir sans contrainte sur le dos des Etats et donc des citoyens.

Le 4 décembre, nous verrons comment organiser la résistance 

pour en savoir plus :

  • www.no-transat.be
  • Ricardo Cherenti et Bruno Poncelet "le grand marché transatlantique - les multinationales contre la démocratie" - éditions bruno leprince 

Royal Boch la dernière défaïence - 25/11/2013

Février 2009, les travailleurs de la faïencerie Royal Boch à La Louvière décident d’occuper leur usine

« Maintenant que l’occupation a été votée, il faut s’organiser. Et nous ne sommes plus que 46. Avant, nous étions 1600 ! Alors vient le temps des nuits de garde et des journées longues au cours desquelles on se raconte. Je me souviens, de ma première journée à l’usine, j’avais 14 ans. Et 40 ans plus tard, je suis toujours là…

Mais occuper une usine grande comme un paquebot, on n’arrête jamais et on a gardé l’outil en état. On était prêt à retravailler le lendemain. Et on en produisait de la vaisselle avant... »

Dès le début de l’occupation, la Compagnie Maritime a été aux côtés des travailleurs. Il en a résulté – outre la publication d’un livre – un spectacle théâtral  dont les acteurs sont des faïenciers.

Informations pratiques :

Date : 27.11.2013 à 19h

Lieu : Centre culturel de Tubize (Théâtre du Gymnase) – Bld Georges Deryck 124 – Tubize

Entrée libre

Plus d’infos ? Forabra – 067/64.60.06 - khalid.gaa@fgtb.be - benoit.blondeau@fgtb.be

  

affiche de la pièce

Marché transatlantique : il est grand temps de se mobiliser (1) - 21/11/2013

Depuis quelques années, à travers différents lobbies, de puissantes multinationales tentent de convaincre l’Europe et les Etats-Unis de créer un marché transatlantique

Nous allons essayer d’y voir plus clair – en 3 épisodes – sur les grands enjeux liés à ces négociations

Pourquoi vouloir un marché transatlantique ?

Pour transformer les Etats-Unis et l’Europe en un vaste terrain de jeu comprenant le moins de contraintes possibles afin de permettre à ces grandes multinationales de gagner encore plus d’argent

Pour cela, il y a lieu d’harmoniser – à la baisse bien entendu – toute une série de législations dans le domaine social, technique, environnemental, etc

Quelles en seront les conséquences ?

Au niveau social

  1. Une influence encore accrue des maisons mères sur leurs filiales. Déjà à l’heure actuelle, bon nombre de multinationales tentent de remplacer les règlements de travail nationaux par des textes qui leur sont propres (charte, code de bonne conduite, etc).
     
  2. Un tel grand marché favorisera différentes formes de dumping (social, fiscal, environnemental) pour mieux attirer les investisseurs…ce qui ne manquera pas de mettre sous pression les pouvoirs publics, les Etats.
     
  3. Les pressions seront aussi énormes sur le monde du travail et sur les syndicats. Le chantage à l’emploi augmentera encore

Au niveau environnemental

  1. Un des effets pervers de la mondialisation est sans conteste ses impacts environnementaux. Lorsqu’on produit des biens dans des pays à bas salaires ce n’est généralement pas là qu’on les vend. Cela entraine un accroissement considérable du transport et des émissions de CO². De même, bon nombre de nos déchets font le chemin inverse.
     
  2. Au niveau sanitaire, l’Europe est généralement plus soucieuse de la santé des consommateurs que les Etats-Unis. Mais l’harmonisation est là aussi à l’ordre du jour et certainement pas dans le sens espéré

Ce ne sont là évidemment que quelques exemples des conséquences directes de l’aboutissement d’un marché transatlantique

Le 27 novembre, nous examinerons l’impact de ces négociations sur le fonctionnement de nos démocraties

pour en savoir plus :

  • www.no-transat.be
  • Ricardo Cherenti et Bruno Poncelet "le grand marché transatlantique - les multinationales contre la démocratie" - éditions bruno leprince

Notre obstination a payé - 25/10/2013

Rappelez-vous, le 20 septembre nous dénoncions la décision de fermeture de la maison de l’emploi prise par la majorité MR de Genappe

La FGTB, la CSC et la section locale du PS ont dès le départ décidé de s’opposer à cette décision aberrante.

Envoi de courriers aux demandeurs d’emploi, au collège des bourgmestre et échevins, manifestation devant le conseil communal du 24 septembre, pétition, etc

Un nombre important d’actions ont été prises…qui ont fini par payer.

En effet, la majorité communale a décidé de revoir sa position et de maintenir ouverte la maison de l’emploi.

Belle démonstration du fait qu’ensemble on est plus fort 

Tout va très bien Madame la Marquise… - 17/10/2013

Des diables rouges qui gagnent, un pays mieux dans sa peau, 22 milliards d’euros d’économies, …
à entendre le 1er Ministre, tout baigne en Belgique

Ce 17 octobre 2013 est la journée mondiale de lutte  contre la pauvreté. L’occasion sans aucun doute de rappeler que tout n’est pas rose dans notre pays, loin de là. Dans ce contexte, se glorifier d’avoir atteint l’objectif européen de 22 milliards d’économies est indécent lorsque l’on sait que ces économies ont été, pour parties, réalisées sur le dos des plus précaires de notre société.

Les conséquences directes de ces mesures se matérialisent de manière très concrète par une augmentation de la pauvreté (424.000 enfants pauvres en Belgique).
Et cela ne risque pas de s’arranger lorsque toutes  les mesures prises à l’encontre des demandeurs d’emploi prendront pleinement leurs effets (à partir de 2015).

Contrairement aux idée couramment admises, le Brabant Wallon n’est pas non plus épargné par certains phénomènes de pauvreté.

Quelques chiffres :

  1. Le taux de chômage y est plus faible que dans les autres provinces wallonnes mais son augmentation est comparable à celle du reste de la Wallonie entre 2008 et 2010.
    De plus, le chômage est réparti très inégalitairement entre les 27 communes de la province
  2. Si les très hauts revenus sont deux fois plus importants que dans les autres provinces et si le revenu moyen est de 12% supérieur, par contre le nombre de personnes vivant avec moins de 10.000 € par an est équivalent au reste de la Wallonie
  3. C’est aussi en Brabant Wallon que l’on retrouve les communes de Belgique où les inégalités de revenus sont les plus importantes
  4. Enfin, une des causes majeures de la précarité en BW, réside dans le prix du logement. Les logements sociaux y sont moins nombreux et la plupart des communes figurent sous le seuil de 10% prévu par la Région wallonne

 

Acteurs des temps présents :

C’est aussi dans ce contexte d’augmentation de la précarité que se situe la campagne de la FGTB wallonne « Acteurs des temps présents ». 

Le constat : les mesures d’austérité, la course au profit maximal ont les mêmes effets pour des secteurs entiers de notre société

L’objectif : fédérer toutes les « victimes » du capitalisme débridé, travailleurs, agriculteurs, artistes, monde académique afin de porter, tous ensemble, des revendications fortes dans le cadre de la campagne électorale de 2014.

 

Votre château est en flamme, vos écuries ont brûlé, votre mari s’est suicidé mais tout va très bien Madame la Marquise 

Mittal m’a tout pris… - 15/10/2013

…mon emploi, ma famille, la fierté, la politesse et le courage de me battre

Lors des grands conflits sociaux, la presse n’hésite généralement pas à mettre en évidence, le moindre « dérapage » syndical, inacceptable dans le monde civilisé que nous connaissons.

C’est oublier un peu vite que la violence est d’abord du côté des détenteurs de capitaux, ces actionnaires tout puissant qui décident du sort des travailleurs comme d’autres jouent au monopoly.

C’est avant tout le monde économique dans lequel nous vivons qui est d’une violence extrême.
Chez Arcelor Mittal, cela fait des années que les travailleurs subissent une pression psychologique constante, inhumaine, sautant d’une mauvaise nouvelle à une autre mauvaise nouvelle.

Impossible dans ces conditions de se projeter dans l’avenir, de construire quoi que ce soit de solide, de durable.

La lettre d’adieu d’Alain démontre à quel point la souffrance psychologique était devenue intolérable pour lui et qu’il ne voyait pas d’autre issue à l’acte désespéré qu’il a posé.

Le suicide est un acte d’une solitude extrême. Alain l’a transformé en acte politique d’un courage inouï

Bon vent Camarade 

Le travail, une question politique - 30/09/2013

Dans le cadre de la fureur de lire, Forabra a invité Nicolas Latteur, du Cepag, à venir présenter son ouvrage « le travail, une question politique », ce 10 octobre à 19h

À l’heure où le capitalisme est présenté comme une fatalité naturelle, se réapproprier le travail constitue un enjeu politique et démocratique majeur.

Au-delà de l’analyse théorique, la démarche de Nicolas Latteur renvoie systématiquement aux nombreuses rencontres avec des travailleurs de terrain que son expérience de formateur lui a permis de concrétiser.

Nicolas Latteur est formateur au Cepag. Il s'intéresse particulièrement aux questions relatives à l'organisation du travail sous toutes ses formes et à l'analyse de l'évolution du mode de production capitaliste.

Quand ? le jeudi 10 octobre à 19h

Où ? Café du Commerce, Grand Place à Nivelles

Renseignements au 067/64.60.06
benoit.blondeau@fgtb.be

redéfinir la prospérité et ses indicateurs - 26/09/2013

L'asbl FORABRA organise une conférence-débat autour de ce sujet, le jeudi 26 septembre prochain à 19h

Retrouver le chemin de la croissance;

Créer de la richesse,

Augmenter le produit intérieur brut,

autant d'expressions entendues quotidiennement dans la bouche de nos décideurs. Pour autant, l'état heureux d'une nation doit-il s'assimiler à l'augmentation des richesses produites ? Le PIB fait-il le bonheur ?

FORABRA a décidé d'ouvrir le débat en compagnie d'Isabelle Cassiers, Professeur à l'UCL et chercheur au F.N.R.S.

Adresse du jour : rue des Deux Pont, 19 - Ottignies Louvain-la-Neuve

renseignements :

067/64.60.06
benoit.blondeau@fgtb.be

650 orphelins de leur maison de l’emploi à Genappe - 20/09/2013

La majorité communale MR de Genappe a décidé de fermer la maison de l’emploi privant d’un seul coup 650 demandeurs d’emploi d’un accompagnement de proximité.

La FGTB, la CSC et la section locale du PS ont décidé de réagir en organisant une action ce mardi 24 septembre à 19h30 devant la salle du conseil communal.

En effet, pour nous, la décision prise fin juin est inacceptable à plus d’un titre :

  1. À l’heure où notre pays connaît des taux de chômage jamais atteints, supprimer cet outil de proximité relève du mépris le plus absolu envers un  tranche de population déjà fragilisée
  2. Les alternatives proposées par la majorité sont intellectuellement malhonnêtes. En effet, c’est un leurre de faire croire que le CPAS ou encore la bibliothèque peuvent assurer les missions du Forem. À chacun son métier !
  3. L’argument invoqué par la majorité d’augmenter les places de crèche semble ne plus être d’actualité

Il nous semble important que la majorité en place revoie sa copie et qu’au minimum un dialogue puisse être instauré en lieu et place de cette décision prise à la va-vite avant les congés et qui pénalise gravement 650 Genappiens.

N’hésitez-pas à nous rejoindre ce 24 septembre   

650-orphelins-de-leur-maison-de-l-2--2-.pdf

L’autre 11 septembre - 10/09/2013

Dans notre inconscient collectif, le 11 septembre est essentiellement assimilé à l’effondrement des tours jumelles new yorkaise.

Or, ce 11 septembre 2013 correspond également au 40ème anniversaire de la disparition de Salavador Allende, le Président chilien démocratiquement élu trois ans plus tôt, suite au putsch militaire mené par le général Pinochet et soutenu par les Etats-Unis.

À travers une réforme agraire d’envergure et des nationalisations dans les secteurs essentiels de l’économie, Allende a créé un espoir immense auprès de millions de personnes au Chili mais aussi partout à travers le monde.

La dictature sanglante qui a succédé à l’expérience socialiste chilienne a aussi permis de considérer le pays comme un terrain d’expérimentation idéal pour un nouveau libéralisme économique, celui-là même qui s’imposera progressivement chez nous à partir des années Reagan-Thatcher (rappelons-nous que Pinochet ne dédaignait pas prendre une tasse de thé avec Margaret Thatcher). 

l'actualité de forabra - 06/09/2013

L’accès au logement en Brabant Wallon

L’accès au logement est un problème majeur en Brabant Wallon. C’est la raison pour laquelle toute une série d’associations actives dans le domaine de l’éducation permanente ont décidé d’en faire une thématique commune en créant le Réseau Brabançon pour le Droit au Logement (RBDL) 

Afin de préparer les assises du logement, prévues le 17 décembre prochain, différents groupes chantier ont été constitués sur la province.

Forabra et Lire et Ecrire Brabant Wallon se sont associés dans un groupe-chantier dénommé « logement et mobilité » :

Comment agir pour que les logements accessibles financièrement jouissent de moyens de mobilité permettant l’accès aux services ? Y a-t-il, en Brabant Wallon, une réflexion sur les projets d’habitat à proximité des axes routiers et ferroviaires et quelle sera l’influence de la mobilité sur l’accès au logement ? autant de question à poser et se poser pour une société plus égalitaire

Quand ? le mercredi 11 septembre à 19h dans les locaux de Lire et Ecrire, Boulevard des Archers 21 à 1400 Nivelles

Infos : tél 067/64.60.06  

 benoit.blondeau@fgtb.benathalie.kother@lire-et-ecrire.be

communique-presse-ccbw.docx

Comment osent-ils ? - 27/06/2013

Il y a un an, Forabra avait organisé une conférence-débat autour du livre « Comment osent-ils » de Peter Mertens, Président du PTB.

Un documentaire en plusieurs épisodes, visibles sur internet, en a été tiré. Leur mise en ligne s’étale sur plusieurs jours :

  1. Une crise bancaire par semaine (mardi 25 juin)
  2. Plus d’austérité que ça tu meurs (jeudi 27 juin)
  3. Les paradis fiscaux (samedi 29 juin)
  4. Les mini-jobs (lundi 1erjuillet)
  5. Quelle Europe voulons-nous ? (mercredi 3 juillet)

www.commentosentils.be

Harmonisation des statuts : la FEB reste sur ses positions - 27/06/2013

Malgré les propositions constructives avancées par les syndicats, la FEB campe sur ses positions et reste intransigeante.

Pour les représentants patronaux, il faut cesser de « s’accrocher désespérément à un statut impossible » (seuls les parachutes dorés ne semblent pas impossible pour la FEB) 

Pour la FEB, négocier des préavis au rabais serait dans l’intérêt des employeurs (ça, on pouvait s’en douter !), des travailleurs et des pouvoirs publics.

En ce qui concerne les travailleurs, les positions patronales sont bien en-dessous de ce que prévoit la loi pour les employés mais également pour certaines catégories d’ouvriers. Où peut donc bien se situer leur intérêt ?

Quant aux pouvoirs publics, laisser croire qu’ils sont gagnants lorsqu’un travailleur licencié bascule plus rapidement à charge de la collectivité (soit une augmentation des dépenses et une baisse des rentrées fiscales et sociales), cela relève de l’escroquerie intellectuelle. 

Oups ! on s’est trompé ! - 07/06/2013

Bonnet d’âne au FMI (fonds monétaire international) qui reconnaît des échecs flagrants dans les « judicieux conseils » délivrés à la Grèce.

Depuis plusieurs années, le FMI ne cesse de clamer (avec la commission, la banque centrale et certains pays comme l’Allemagne) que les efforts demandés au peuple grec sont supportables, que les réformes imposées sont nécessaires et que, tout compte fait, quand on coupe un bras ou une jambe à un malade, c’est pour qu’il aille mieux après !

Or, suite à un article paru dans le Wall Street Journal, le FMI a bien été obligé de publier un rapport, qu'il voulait garder confidentiel, dans lequel il reconnaît s’être complètement trompé dans son analyse et ses calculs ainsi que sur la capacité du peuple grec à accepter des réformes drastiques.
Pire, il admet que le « plan de sauvetage » a surtout servi à rembourser des créanciers privés au détriment des populations grecque et européenne. En clair il s’agit d’un transfert de dette du privé vers le public.

Le FMI avoue enfin avoir manipulé des données pour présenter des prévisions systématiquement optimistes.

Et maintenant ? Quelles seront les suites ? Des sanctions sont-elles prévues ?

Dans la vie de tous les jours une personne qui vole ou qui escroque se retrouve au tribunal.

Qu’en sera-t-il de ces « experts » du FMI qui, sans la moindre légitimité démocratique, dictent aux Etats ce qui est bon pour eux.

Seront-il aussi trainés devant les tribunaux ? Vont-ils payer pour l’explosion du taux de suicide constaté en Grèce ? Vont-ils être condamnés pour tous ceux qui ne parviennent plus à payer leur logement ou à se soigner, aux femmes obligées de se prostituer pour nourrir leurs enfants ? Seront-ils tenus pour responsables de la montée en puissance de l’extrême-droite ?

On nous rétorquera que c’est impossible, que les tribunaux grecs ne sont pas compétents pour cela. N’existe-t-il pas une institution internationale (le Tribunal Pénal International) qui est compétente pour juger des crimes contre l’humanité ? Les épreuves imposées au peuple grec ne relèvent-elles pas aussi de cela ?

Il serait en tout cas incompréhensible – pour la population grecque mais aussi pour toutes les populations brisées par les mesures d’austérité imposées – que le FMI et ses dirigeants ne soient pas sanctionnés pour leurs mensonges et tromperies à répétition 

La Belgique, pays riche mais… - 05/06/2013

Un article publié dans le journal « Le Soir » du 5 juin met très clairement en avant la problématique de la redistribution des richesses dans notre pays.

Comme on peut le constater sur le graphique, les 20% les plus riches, détiennent 61,30% du patrimoine total. À l’autre extrémité, les 20% les plus pauvres se contentent des quelques miettes du gâteau (0,20%).

Lorsque l’on sait que le patrimoine total des ménages est estimé à 1.882 milliards d’€, il est facile de calculer ce que ces pourcentages représentent en valeur.

Pour les 20% les plus pauvres, le patrimoine moyen s’établit à 1710€. Par contre, les 20% les plus riches disposent d’un patrimoine moyen de près de 525.000€. Encore mieux, si on tient compte des seuls 10% les plus riches, la moyenne bondit à 753.000€ !

Ces quelques chiffres ne peuvent que renforcer la FGTB dans ses positions en matière de fiscalité. Celle-ci doit redevenir un véritable outil de redistribution des richesses.

Or, depuis un certain nombre d’années, c’est surtout au phénomène inverse auquel on a assisté (par exemple la suppression des tranches supérieures d’imposition à l’IPP).

Or, moins de rentrées fiscales signifie avant tout moins de services publics, de politiques sociales, etc

L’impôt n’est pas un gros mot (ce que certains voudraient nous laisser croire) mais un outil essentiel dans un pays qui se veut démocratique ! 

les-inegalites-en-belgique.pdf

le 6 juin, débarquons tous à bruxelles - 30/05/2013

Sous pression de la commission européenne et du patronat, le gouvernement est occupé à plancher sur des mesures qui auront des conséquences terribles pour le monde du travail.

Voyons plutôt :

Harmonisation des statuts ouvrier et employé :

La cour constitutionnelle a déclaré discriminatoire – à juste titre – la différence de traitement appliquée aux ouvriers et employés en matière de délais de préavis. Elle a donné au gouvernement un dernier délai pour qu’il mette fin à cette injustice (jusqu’au 8 juillet).
Concrètement, à partir du 9 juillet, tout ouvrier licencié aura la possibilité d’aller au tribunal du travail revendiquer un préavis d’employé.

La FGTB veut une harmonisation à la hausse. Pas question de réduire les droits de tout le monde sous prétexte de crise économique. Au contraire, c’est justement en  période de crise que les travailleurs ont besoin d’une bonne protection contre le licenciement.

Comme on pouvait s’y attendre, la patronat veut profiter de la situation pour ramener tout le monde au minimum et créer ainsi une pression et une insécurité permanente sur le dos des travailleurs.

Malheureusement, il semble que le gouvernement  planche sur ce type de protection au rabais ! C’est évidemment inacceptable !

Les patrons estiment que notre proposition reviendrait à augmenter le coût salarial de 4%.

Or, la FGTB a fait ses comptes et certains constats sont imparables :

  1. Un préavis ne coûte à l’employeur que s’il est payé. Dans la pratique, la majorité des préavis sont prestés.
  2. 70% des préavis interviennent durant les 3 premières années. Leur durée est donc très faible.
  3. Un certain nombre de parachutes dorés pourraient être supprimés. C’est ainsi que 678 employés licenciés ont perçu 22% de l’ensemble des indemnités de préavis versées à près de 50.000 employés !
  4. Les propositions au rabais de la FEB impacte durement la sécurité sociale et les services publics. En effet, réduire les préavis, c’est faire en sorte que les gens se retrouvent bien plus rapidement à charge de la collectivité.

En clair, si on décompte les effets retour en matière de sécurité sociale et de fiscalité, les propositions de la FGTB représentent un coût de 176 millions, soit 0,39% de la part « ouvriers » de la masse salariale (chiffres du conseil central de l’économie)

Blocage des salaires :

Le point reste bien entendu à l’agenda du gouvernement (voir à ce propos ce qui en est dit plus bas). Or, sans salaire, pas de consommation et sans consommation, pas de reprise économique, cela semble pourtant tomber sous le sens.

Fiscalité :

Les politiques de droite actuellement à l’œuvre au niveau européen ne voient la résorption des déficits que via l’angle des réductions de dépenses. Pour la FGTB, la fiscalité doit redevenir l’outil de répartition des richesses qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être. Or, à l’heure actuelle, les revenus sont taxés de manière très inéquitable.

Exemples :

  1. Un travailleur qui a un salaire annuel imposable de 40.000 € va payer 14.000 € d’impôt (+-35%)
  2. Un rentier qui perçoit 40.000 € de ses placements paiera 10.000 € (25%)
  3. Une entreprise dont le bénéfice est de 40.000 € versera en moyenne 15% d’impôts soit 6.000 € (certaines multinationales ne paient rien du tout !)
  4. Un actionnaire qui réalise une plus-value de 40.000 € en revendant des actions ne paiera rien !

Et l’Europe dans tout cela ?

La commission vient de remettre son bulletin à la Belgique qui reste trop endettée. Si nous avons échappé à l’amende de 750 millions d’€ (soit +- 3 x les économies faites en matière de chômage), c’est à la seule condition que la Belgique présente rapidement tout un nouveau volet d’économies structurelles.

Le contexte européen est essentiel, il ne faudrait surtout pas l’oublier : c’est lui qui impose l’agenda des 27 gouvernements.

Dans ce contexte, il nous a semblé intéressant de présenter brièvement, via le document en annexe, les décisions européennes ainsi que leur transposition concrète au niveau belge. 

 

UN AUTRE MONDE EST POSSIBLE : ALLONS LE CRIER TOUS ENSEMBLE CE 6 JUIN

les-texte-europeens-sont-nombreux-et-possedent-des-denominations-plus-incomprehensibles-les-unes-que-les-autres.pdf

Action de la FGTB wallonne ce 29 mai à 13h30 devant le parlement wallon - 26/05/2013

Vous avez aimé la rigueur ? vous allez adorer l’austérité !

Il y a urgence !Dans les prochains jours, dans les prochaines semaines, les Parlementaires du pays (fédéraux, régionaux, communautaires) vont être appelés à voter la ratification du «Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance économique européenne» (TSCG). Sans aucun débat public !

Or, ce traité budgétaire institutionnalise les politiques d’austérité mais aussi le contrôle préalable des budgets publics par la Commission européenne, ce qui constitue une atteinte à la démocratie et entraînera des conséquences sociales et économiques désastreuses pour la population. 

Pourtant, tout laisse penser que les parlementaires voteront POURce traité mortifère sans broncher. Interpellons-les, exigeons qu'ils rejettent un texte en totale contradiction avec les intérêts de la population, et exigeons un débat public !

En octobre 2012 déjà, la FGTB Brabant Wallon a interpellé l’ensemble des parlementaires de la province afin de mettre en avant les conséquences désastreuses que la signature de ce traité aura sur la population (voir courrier en annexe).

Est-ce une surprise ? aucun d’entre eux n’a répondu 

N'hésitez-pas à vous rendre sur le lien ci-dessous. il vous permettra également de marquer votre désaccord sur ce qui précède

courrier-parlementaires.docx
tract-tscg-29.05.13.pdf
www.cepag.be/interpellation-citoyenne-contre-traite-budgetaire-europeen

Qui veut la mort de la concertation sociale ? - 17/05/2013

Le projet de modification de la loi de 1996 sur les salaires, préparée par la Ministre De Coninck ne signifie rien d’autre que la fin de la concertation sociale

Petit rappel : la loi de 1996 règle la manière dont les négociations collectives doivent se dérouler dans notre pays. C’est elle aussi qui prévoit la manière dont se calcule la norme salariale, notamment en tenant compte de l’évolution des rémunérations dans les pays voisins.

Or, le gouvernement – en bon porte-parole de la FEB qu’il est – a exprimé sa volonté de mettre tout en œuvre pour réduire l’écart salarial qui existerait entre la Belgique et les pays concurrents (nous en avons déjà parlé).

Une première salve a déjà été tirée le 2 mai dernier avec la publication d’un arrêté royal qui bloque les salaires pour les années 2013 et 2014.

Mais le gouvernement veut aller plus loin et prépare une modification de la loi de 1996 qui, dans les faits, vide la concertation sociale de son contenu. Qu’en en juge :

  1. Fixation de la norme salariale par AR (plutôt qu’à travers la négociation)
  2. Mécanismes de contrôle et de correction en cas de dépassement
  3. Le respect de la norme salariale sera vérifié à tous les niveaux (secteurs, entreprises, individuel)
  4. Des sanctions pénales sont prévues pour ceux qui ne respecteraient pas la norme
  5. Par contre, les « bons élèves de l’austérité » se verront récompensé par un bonus sur les cotisations sociales payées (la note De Coninck parle de charges sociales, tout un symbole)
  6. La référence à l’évolution des aux autres types de revenus (dividendes, bonus, etc) qui figurait dans la loi de 1996 est supprimée

Très concrètement, ce projet de texte signifie que le gouvernement obéit, le petit doigt sur la couture du pantalon, aux ordres de la FEB et de la commission européenne qui estime que les salaires doivent être négociés au niveau le plus bas possible (c'est-à-dire directement entre l’employeur et le travailleur)

Car derrière les aspects très techniques de ces modifications se cache une réalité nettement plus compréhensible pour les travailleurs, à savoir la mise à mal de toute forme de construction collective des salaires. Se passer de la concertation sociale, de la négociation collective, c’est accepter l’arbitraire patronal, la loi du plus fort et cela, nous ne pouvons le tolérer.

Tout autre dossier de ces derniers jours mais tout aussi révélateur : la manière dont le Ministre Wathelet a mis fin brutalement à la grève des travailleurs exploités de Swissport en recourant à la réquisition (un peu comme en tant de guerre ou en cas de catastrophe).

Par la même occasion il a permis de relancer le débat sur le service minimum en cas de grève.

 

Deux événements qui n’ont semble-t-il rien en commun mais qui démontrent – à chaque fois – que c’est l’action collective syndicale qui est visée.

Certains semblent oublier qu’un des corolaires de la concertation sociale c’est la paix sociale. Plus de concertation sociale, plus de paix sociale non plus.

IL EST PLUS QUE TEMPS DE PASSER A L’OFFENSIVE. ENSEMBLE ON EST PLUS FORTS 

forum social mondial...et après ? - 06/05/2013

FORABRA organise une conférence-débat sur le dernier forum social qui s'est tenu en Tunisie fin mars de cette année

1er mai 2013 - 29/04/2013

Venez nous rejoindre mercredi 1er mai dès 13h, à Nivelles, parc de la Maillebotte

Le 1ermai est un jour férié très particulier.
C’est souvent celui qui marque le début de la bonne saison bien entendu mais c’est surtout un jour au cours duquel on se souvient et on mobilise.

On se souvient des combats menés par les travailleurs, dès le 19èmesiècle, afin de revendiquer une vie meilleure pour eux-mêmes et pour les générations futures, une vie où il n’est plus nécessaire de mendier, une vie dans la dignité tout simplement.

Mais il s’agit aussi d’un jour où on mobilise. Et cette mobilisation, elle s’avère de plus en plus indispensable. En effet, petit à petit, année après année, ce sont les acquis du monde du travail, souvent obtenus de haute lutte, qui s’amenuisent, qui disparaissent.

Ce mouvement de recul est apparu il y a plus de 30 ans avec les fameuses années Reagan –Thatcher : dérégulation des marchés financiers, privatisation des services publics, fiscalité de moins en moins redistributive, etc, c’est tout le modèle mis en place au lendemain de la seconde guerre mondiale qui vacille progressivement, au grand bénéfice des plus fortunés de nos sociétés (le nombre de milliardaires n’a jamais été aussi élevé qu'aujourd'hui).

Rien qu’en Belgique, les derniers chiffres de la banque nationale font état du fait que 10% des ménages les plus riches détiennent 44% de la richesse totale (soit 790 milliards d’€, ou encore deux fois le PIB annuel !).

Les inégalités croissantes ont connu un terrible coût d’accélérateur depuis le début de la crise financière puis économique. Cette crise, générée par quelques uns mais imposée à tous, ne serait-elle rien d’autre qu’une gigantesque opportunité de donner quelques tours de vis supplémentaires aux acquis des travailleurs ?

Poser la question c’est déjà y répondre : blocage des salaires, détricotage des conventions collectives, remise en cause des modèles de concertation sociale, attaques vis-à-vis des services publics et des prestations sociales, augmentation du chômage mais aussi des populismes et de l’extrême-droite, etc.

voilà ce que le modèle néo-libéral européen veut nous imposer au nom de la réduction des dettes souveraines des Etats.

C'est clair, l’austérité n’est pas un objectif mais un moyen pour nous imposer un changement radical de société.

C’est pour tout ce qui précède qu’il est de notre devoir de militants de mobiliser, mobiliser et encore mobiliser contre le modèle de société injuste que l’on veut nous imposer de force.

Ensemble on est plus forts 

Journée d’action nationale le 25 avril - 18/04/2013

La FGTB a décidé d’augmenter la pression sur le gouvernement et les patrons en établissant un plan d’actions qui prendra des formes diverses au fil des semaines

Pour la FGTB, il est inacceptable de faire payer la crise à ceux qui n’en sont pas les responsables. Cela fait des années que nous dénonçons les mesures d’austérité imposées par l’Europe (et acceptée par les Etats).

Une telle obstination de nos dirigeants ne peut signifier qu’une chose : la volonté de changer de régime, de donner un grand coup de barre à droite avec pour seules conséquences l’accroissement des inégalités, l’augmentation de la misère, le détricotage des protections sociales et du rôle des services publics.

À la FGTB, nous ne voulons pas de ce modèle-là

C’est pourquoi, le 25 avril, nous dirons TOUS ENSEMBLE :

  1. STOP au blocage des salaires et à la manipulation de l’index et OUI à la libre négociation des salaires
  2. STOP à toute forme de flexibilité supplémentaire et OUI à un emploi de qualité
  3. STOP au démantèlement du statut des employés et OUI à une harmonisation vers le haut des statuts ouvrier et employé
  4. STOP au démantèlement des services publics et OUI à des services publics qui sont un gage de répartition des richesses
  5. STOP aux cadeaux fiscaux aux employeurs et OUI à une véritable réforme fiscale, juste et équitable

Le 25, rejoignez nous dans l’action. Contactez votre centrale syndicale 

sortir-de-cette-crise-lr.pdf

mobilisation contre les mesures chômage le 18 avril à Namur - 04/04/2013

Ces dernières semaines, le gouvernement a fait preuve de beaucoup de pédagogie pour nous expliquer ce qu’étaient des mesures d’économies structurelles.

Il s’est donné beaucoup de mal pour rien ! Il suffit de demander à un travailleur sans emploi. Il sait parfaitement ce que sont des mesures d'économies structurelles.

Rappel :

Dans le cadre du budget 2012, le gouvernement a décidé de prendre des mesures importantes en matière de chômage.

  1. Dégressivité accrue des allocations : elle existait déjà. Elle est accélérée. En pratique, pour un isolé, cela signifie une perte de revenu pouvant aller jusqu’à 200€ par mois !
     
  2. Le stage d’attente : il est remplacé par le stage d’insertion et il passe de 9 à 12 mois. En outre, dans un certain nombre de cas, l’allocation d’insertion sera limitée à 3 ans. Au-delà, c’est l’exclusion...et la salle d'attente du CPAS le plus proche !

Pour le gouvernement, ces mesures n’ont d’autre objectif que de stimuler le demandeur d’emploi. Comme si affamer les gens allait les aider à payer leur abonnement internet, à remplir le réservoir de leur voiture ou encore à réserver une garderie, autant de dépenses souvent incontournables en cas de recherche d’emploi.

La conséquence concrète des ces mesures, c’est que 150.000 demandeurs d’emploi risquent de tomber demain sous le seuil de pauvreté et rejoindre les 200.000 qui y sont déjà !

La FGTB Wallonne refuse cette injustice et continue à s’opposer à des mesures qui pénalisent les plus précaires d’entre nous

RENDEZ-VOUS LE 18 AVRIL A 10H DEVANT LA GARE DE NAMUR

Contact

Khalid Gaa – 067/64.60.06 – khalid.gaa@fgtb.be

tract-18-avril.pdf

grande marche pour l'emploi à Liège - 22/03/2013

Samedi 30 mars, dès 10h, grande marche pour l'emploi dans les rues de la cité ardente.

Cette marche s’inscrit dans le plan de revendications et d’actions de la FGTB présenté à la presse la semaine dernière.

Pour rappel, la FGTB a mis en avant 5 points de rupture :

  1. Sauvegarde de l’index : il est de plus en plus remis en cause tant par les milieux patronaux que par le monde politique. On nous dit que son application est injuste et qu’elle favorise les revenus les plus élevés (les revenus les plus faibles sont plus exposés aux augmentations de prix supérieures à la moyenne du panier comme le logement ou l’énergie).
    Il est essentiel de rappeler que l’indexation des salaires n’est pas un outil de redistribution des richesses (voir pt 3)
     
  2. Le pouvoir d’achat : blocage des salaires, dégressivité des allocations de chômage, diminution des assimilations pour le calcul de la pension, etc. Depuis sa mise sur pied, le gouvernement n’a eu de cesse que d’appliquer scrupuleusement les recettes de la commission européenne. Recettes éthiquement injustes car elles touchent les plus faibles et économiquement stupides car elles ne font que renforcer l’austérité
     
  3. Une fiscalité plus juste : c’est via la fiscalité – en réinstaurant les tranches d’imposition les plus élevées supprimées par le Ministre Reynders et en cumulant l’ensemble des revenus (du travail, mobiliers et immobiliers) – que l’on pourra appliquer une véritable politique de redistribution des richesses
     
  4. Une protection accrue des travailleurs contre les licenciements : pour la FGTB, les choses sont claires : l’harmonisation des statuts ouvriers et employés doit se faire vers le haut. La crise ne doit pas être le prétexte à tirer l’ensemble des travailleurs vers le bas
     
  5. La défense des services publics : à entendre certains, l’Etat (donc les services publics) vit au-dessus de ses moyens. Outre que cette affirmation est fausse lorsqu’on analyse les chiffres, il est essentiel de rappeler que des services publics de qualité et accessibles à tous constituent le premier outil de redistribution des richesses

D’autres actions suivront car il est essentiel de maintenir la pression tant sur le monde politique que sur les employeur. Il n’est pas normal que, partout en Europe, ce soient les peuples qui paient une crise qu’ils n’ont pas provoquée. Crise dont les conséquences directes sont un recul social gigantesque mais aussi une remise en cause de nos démocraties, notamment à travers la limitation du rôle des parlements nationaux.

Ce 30 mars, la FGTB Brabant Wallon appelle donc ses affiliés à se rendre massivement à Liège pour participer à la marche pour l’emploi qui y est organisée.  

Quand la presse…. Dérape… - 14/02/2013

Quand la presse dérape, on peut parler d’un fameux handicap pour la compréhension des enjeux de société

Ce 14 février, le journal « Le Soir » titre en une : « Les salaires belges dérapent encore ». L’article fait la part belle au désormais fameux « handicap salarial » de la Belgique. Tellement belle que le terme « handicap » est cité 12 (oui douze) fois dans l’article.

Plus étonnant, l’article est bourré de contre-vérités, d’approximations, d’erreurs.

Quelques exemples :

  1. Le chiffre de 5,1% ne constitue certainement pas un scoop. Il a été annoncé par le gouvernement dès le mois de novembre. C’est d’ailleurs ce qui l’a poussé à prendre des mesures de blocage salarial sur 6 ans (et pas 2 comme dans l’article). C’est aussi la raison pour laquelle nous manifesterons le 21 février.
  2. Les chocs pétroliers évoqués dans l’article ont un impact limité. En effet, depuis la mise en place de l’index santé il y a déjà pas mal d’années, toute une série de produits pétroliers sont retirés du « panier de la ménagère ».
  3. Dire que le différentiel salarial atteint 5,1% ne veut pas dire grand-chose en soi. On l’a vu avec Ford Genk, où la part des salaires dans la production d’une voiture atteint +- 5%.
    5,1% de 5% = 0,26% du coût total de production d’une voiture. En clair, des cacahuètes
  4. Une fois de plus, la compétitivité n’est analysée que par le biais du coût salarial. Or il existe bien d’autres paramètres pour exprimer la compétitivité (la formation, la recherche et développement, l’innovation, etc)
  5. Aucune mise en perspective vis-à-vis de la fiscalité. Il n’est nulle part mis en avant le fait que les milliards d’euros de réductions pour intérêts notionnels versés à Mittal et autres multinationales du même tonneau pourraient être utilisés de manière beaucoup plus efficace en lien avec la création d’emploi et l’investissement

En conclusion, l’article fait une fois de plus porter le chapeau à nos salaires bien trop élevés. Ces salaires qui dérapent, selon les experts (allez dire cela à une caissière ou un travailleuse en titres services), qui nous handicapent mais dont on oublie avant tout de préciser que c’est grâce à eux que la croissance peut être maintenue. 

À QUI PROFITE LA DETTE ? - 07/02/2013

Il paraît que nous sommes condamnés à l’austérité. Condamnés à nous serrer la ceinture. Condamnés à faire des sacrifices pour rembourser la dette publique.

On nous dit que nous avons vécu au-dessus de nos moyens et qu’il faut maintenant faire des économies dans les services publics, les salaires, les pensions, les chômeurs, les soins de santé, etc.

Or, tout le monde a constaté les ravages de l’austérité en Grèce, en Espagne, au Portugal : des familles à la rue, des jeunes sans avenir, des millions de chômeurs supplémentaires, la montée des nationalismes, de l’extrême droite

Fin 2012, le CEPAG, le CADTM, la FGTB Wallonne et la FGTB Bruxelles ont lancé une vaste campagne intitulée : à qui profite la dette ?

L’objectif de cette initiative est de créer, un peu partout, des comités d’audit citoyen de la dette publique afin de dénoncer une austérité imposée dont l’objectif consiste avant tout à remettre en cause les acquis sociaux, à privatiser les services publics et à réduire drastiquement le rôle des syndicats. En clair, à accroître les inégalités.

Le lancement de la plate-forme en Brabant Wallon se tiendra le lundi 25 février à 19h, à l’hôtel du Commerce, grand place à Nivelles

Intéressé(e) ?
Renseignements :    

www.onveutsavoir.be

 

khalid GAA
Rue du Géant 4 bte 3 – 1400 Nivelles
067.64.60.06 -  khalid.gaa@cepag.be

Benoît BLONDEAU
Rue du Géant 4 bte 3 – 1400 Nivelles
067/21.50.06 – benoit.blondeau@fgtb.be

Grande manifestation nationale le 21 février - 07/02/2013

Tout le monde le sait, ce mardi 5 février, la bureau fédéral de la FGTB a décidé qu’il n’était plus possible de poursuivre les négociations imposées par le gouvernement

Rappel : dans le cadre de la confection du budget 2013, le gouvernement a décidé de bloquer les salaires pour les 6 années à venir. En outre, il annonçait déjà une manipulation de l’index afin de ralentir l’évolution des salaires à l’inflation.

En agissant de la sorte, le gouvernement vidait de sa substance l’essence même de la concertation sociale, à savoir la construction collective des salaires.

Toute une série d’autres dossiers étaient laissés aux mains des interlocuteurs sociaux mais leur balisage préalable par le gouvernement était tellement rigide qu’une issue favorable à la concertation était difficile à envisager.

Il en va du dossier sur la flexibilité (pardon, on dit modernisation du droit du travail !) : heures supplémentaires, annualisation du temps de travail, flexibilité des horaires, temps partiels… les revendications tant du patronat que du gouvernement étaient imbuvables. En outre, comment peut-on imaginer augmenter la possibilité de prester des heures supplémentaires alors que des milliers de travailleurs sont victimes de la crise et perdent leur emploi ?

Plus fondamentalement, à travers ce dossier, est clairement apparu un objectif essentiel du monde patronal : supprimer toute forme de concertation sociale dans les secteurs et les entreprises.

Ne nous y trompons pas, la crise que nous traversons est une magnifique occasion pour les détenteurs de capitaux de remettre en cause notre système de concertation sociale, né sur les cendres de la 2èmeguerre mondiale.
C’est à un véritable changement de régime auquel nous sommes confrontés, changement idéologique initié par ceux qui privilégient la loi du plus fort et encadré par des institutions aussi « respectables » que le FMI, la commission européenne, la BCE et, au fond du tunnel, nos propres gouvernants qui s’apprêtent à voter sans beaucoup rechigner le traité de la règle d’or.

Le 21 février, la FGTB sera donc dans la rue pour redire son opposition au blocage des salaires, à la flexibilité et à la manipulation de l’index. Elle rappellera son attachement à notre modèle de concertation sociale et rappellera ses revendications fiscales, garantes d’une véritable redistribution des richesses.

Rassemblement à 10h30 près de la gare du nord

ENSEMBLE ON EST PLUS FORTS 

Les banques (ne) gagnent (pas) toujours ! - 30/01/2013

Le tribunal de l’association européenne de libre échange rejette les réclamations contre le peuple islandais.

Rétro-acte : en 2008, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas ont garanti les dépôts de 340.000 de leurs concitoyens auprès de la banque islandaise Landsbanki, tombée en faillite pendant la crise financière.

Ces deux pays avaient estimé tout à fait normal de se retourner contre l’Islande afin de se faire rembourser ces indemnisations. Pas de chance pour eux, le peuple islandais ne l’a pas entendu de cette oreille et a clairement fait savoir, à travers deux référendum, qu’il n’entendait pas se soumettre au diktat britannique et hollandais.
La commission européenne, en bonne garante de l’orthodoxie financière, avait entamé une procédure à l’encontre de l’Islande.

Le jugement vient d’être prononcé et il indique clairement que les états n’ont pas à couvrir les coûts des garanties bancaires et que les mécanismes de sécurité doivent être financés par les banques elle-mêmes.

Le courage et l’obstination du peuple islandais a permis une victoire juridique essentielle pour l’avenir de nos démocraties.

Non, les populations n’ont pas à accepter de détricoter leurs systèmes de protection sociale, de bloquer leurs salaires, d’ accepter l’augmentation de la pauvreté et des inégalités, en clair de se serrer la ceinture pour renflouer un système dont la faillite n’est pas de leur responsabilité.

Ce jugement démontre la légitimité de l’opinion des populations. A contrario, il démontre le caractère illégitime des mesures d’austérité.

Plus de détail sur : http://cadtm.org/Le-tribunal-de-l-AELE-rejette-les

Solidarité avec les travailleurs d’Arcelor Mittal - 27/01/2013

Pour la deuxième fois en un peu plus d’un an, Mittal a démontré aux travailleurs liégeois tout le cynisme dont il était capable et le peu de confiance qu’il faut accorder à ses promesses.

Mais il serait évidemment un peu court de limiter le drame social vécu à Liège à la seule personnalité de « patron-voyou » de Mittal.

D’autres responsabilités doivent être pointées du doigt :

Au niveau européen tout d’abord, l’absence de politique industrielle coordonnée se fait cruellement sentir face à des multinationales telles que Mittal qui possède 77 sites de production dans 9 pays européens différents. Ces dernières années, l’élargissement européen a surtout permis l’émergence d’une concurrence effrénée entre pays, concurrence essentiellement basée sur les coûts (et principalement les coûts salariaux).

On est bien loin des principes fondateurs de la CECA (Communauté européenne du charbon et de l’acier) qui, dans les années ’50, avait pour objectif de « soutenir massivement (à travers des investissements publics) les industries européennes du charbon et de l’acier pour leur permettre de se moderniser, d’optimiser leur production….., tout en prenant en charge l’amélioration des conditions de vie de leurs salariés et leur reclassement en cas de licenciement ».

Au niveau belge ensuite où les intérêts notionnels, et autres avantages censés « pérenniser l’emploi », ont été largement utilisés par Mittal au cours de son bref séjour dans notre pays. Cet argent public (notre argent) qui, année après année, ne cesse d’alimenter et gonfler les poches d’un système capitaliste jamais rassasié, sans jamais aucune garantie en matière d’emploi.

Ce modèle capitaliste enfin qui démontre, une fois de plus, ses limites. Si on a évoqué une économie « casino » lors de la crise financière de 2008, on peut ici parler d’une économie « Monopoly » dans laquelle Monsieur Mittal et ses collègues détenteurs de multinationales, achètent et vendent au gré de leurs envies tout en mettant en concurrence les politiques fiscales et sociales des pays concernés.
Ce modèle, servi par une idéologie ultra-libérale, qui veut vider de sa substance le rôle de l’Etat et le limiter au strict minimum, la police (il faut bien contenir la colère des travailleurs), l’armée, la justice, ….

Pour le reste, l’Etat n’a pas pour vocation de faire tourner les usines…. Juste à renflouer les banques en cas de besoin.

Pour conclure, Mittal n’est pas que la crapule qu’on aimerait tant pouvoir détester. Il est juste à l’image d’un système économique et idéologique qu’il est grand temps de changer en profondeur...et rapidement.

Tous ensemble pour le pouvoir d’achat – l’énergie - 23/01/2013

À l’heure où le gouvernement rabote les allocations sociales et bloque les salaires, la précarité ne cesse d’augmenter tout comme les inégalités

Si vivre dans la dignité dépend évidemment des rentrées financières dont on dispose, de nombreux autres aspects entrent également en ligne de compte, comme le prix de l’énergie.

En Belgique, les prix du gaz et de l’électricité ont doublé en 10 ans. Se chauffer devient de plus en plus problématique pour un nombre croissant de personnes.

De plus, la Belgique est loin d’être un modèle en matière de parc immobilier, dont la consommation est 72% plus élevée que la moyenne européenne.

Ce sont généralement les familles les plus précarisées qui occupent ces logements mal isolés qui sont de véritables passoires énergétiques.

Pour la FGTB, il est anormal que les propriétaires de ces logements qui n’investissent pas dans l’isolation, bénéficient de réductions fiscales. Celles-ci devraient être strictement liées à des travaux économiseurs d’énergie 

Toutes les positions de la FGTB sur les folder en annexe

fgtb-campagne-energie-fr[1].pdf

Meilleurs voeux pour 2013 - 21/12/2012

La FGTB n’ira pas négocier d’accord interprofessionnel pour 2013-2014 - 19/12/2012

Pour rappel, tous les deux ans, les interlocuteurs sociaux négocient l’accord interprofessionnel. Celui-ci prévoit toute une série de mesures, notamment, en matière d’encadrement des salaires et de conditions de travail.

Or, le gouvernement a décidé, dans le cadre du budget 2013, de bloquer les salaires pour les 3 prochains accords interprofessionnels (jusque 2018 !).

En outre, le gouvernement a déjà largement balisé la discussion sur la « modernisation du marché du travail » (en clair sur la flexibilité), en reprenant l’essentiel des revendications patronales en la matière (heures supplémentaires, flexibilité, augmentation de la durée du travail, etc)

La FGTB avait posé au gouvernement 4 conditions préalables avant de s’asseoir à une table de négociation :

  1. Le retour à la sécurité juridique pour les conventions collectives de travail (CCT) 2011-2012 auxquelles la Ministre de l’emploi avait refusé de donner force obligatoire par arrêté royal, sous prétexte qu’elles dépassaient la norme salariale (une première dans l’histoire de la concertation sociale de notre pays !)
  2. Une décision urgente quant à la répartition de l’enveloppe bien-être qui devait être finalisée depuis le 15 septembre mais que les patrons bloquaient pour des raisons idéologiques
  3. Pas de manipulation de l’index. Or, les déclarations du gouvernement laissent augurer du contraire étant donné qu’un objectif en matière de modération salariale a déjà été fixé
  4. Modérer les autres revenus. Pas de raison à ce que seuls les travailleurs et les allocataires sociaux voient leurs revenus bloqués. La loi prévoit que la modération peut aussi s’appliquer aux revenus des capitaux, aux loyers, aux bonus, etc

Ces derniers jours, un certain nombre d’avancées ont été constatées.
C’est ainsi que le dossier de l’enveloppe bien-être a pu être débloqué grâce aux pressions de la FGTB.

Des progrès ont aussi été constatés dans l’enregistrement des CCT qui sont examinées au cas par cas mais sans pour autant avoir une position généralisée.

Des améliorations également dans le cadre du salaire minimum (qui sera augmenté mais malheureusement à travers des mesures fiscales).

Malgré cela, la FGTB a estimé, lors de son comité fédéral du 18 décembre qu’il faudrait réagir rapidement lors du franchissement d’un certain nombre de points de rupture :

  1. Pas de manipulation de l’index
  2. Pas de mise sous tutelle de la concertation sociale en matière, notamment, de formation de salaires
  3. Pas question de soustraire la flexibilité à la concertation sociale
  4. Pas question de porter atteinte aux travailleurs dans le cadre du dossier ouvriers / employés. Ici aussi la concertation sera essentielle
  5. Respect du droit de grève, particulièrement dans les services publics

Au-delà de ces constats la FGTB continue à dénoncer avec force les mesures d’austérité imposées par l’Europe qui n’ont pour conséquence que d’appauvrir les peuples, accroître les inégalités, renforcer les nationalismes et les replis sur soi.

Derrière les évidences, c’est tout un modèle social que l’on est occupé à détricoter, des services publics que l’on vend au privé pour des bouchées de pain, la démocratie que l’on cadenasse au nom des intérêts des multinationales.

Pour la FGTB, il est grand temps de remettre en cause ce modèle, de mettre à plat cette fameuse dette publique qui nous empoisonne la vie, d’avoir une fiscalité qui cesse de profiter aux riches.

Ensemble on est plus forts

www.onveutsavoir.be

250 € par ménage - 26/11/2012

Selon des enquêtes réalisées par certains médias, le budget concocté par le gouvernement devrait coûter, en moyenne, 250 € par ménage.

Ah bon ? Seulement ? tant de discussions pour si peu ?

C’est bien le problème avec les moyennes : elles donnent le sentiment que tout le monde se retrouve sur un même pied d’égalité et que, tout compte fait, les mesures prises sont plutôt équitables.

Or, examinons certains chiffres – ou affirmations – de plus près :

Les salaires seront bloqués pendant 2 ans mais on ne touche pas au sacro-saint pouvoir d’achat (le terme lui-même ne laisse-t-il pas penser que nous sommes réduits au rôle de consommateur ?),  vu qu’on préserve l’indexation des salaires.

Une fois de plus, c’est laisser croire que l’indexation des salaires et allocations sociales nous garantit de tout. C’est faux, il s’agit de nouveau de moyennes et le poids de certaines dépenses, comme les loyers ou l’alimentation, pèsent bien plus que d’autres dans les familles à faibles revenus.

En outre, ce serait oublier qu’en 30 ans notre système d’index a déjà été largement manipulé. Index lissé, index santé, les gouvernements qui se sont succédés depuis les années 80 n’ont jamais manqué d’imagination dès lors qu’il s’agissait de ralentir l’adaptation des salaires et allocations sociales à l’inflation.

Mais revenons à nos 250 € et au fait que tout le monde, si on écoute le gouvernement, participe équitablement à l’effort.

Rappelons qu’à partir de ce mois de novembre, les demandeurs d’emploi entreront de plein pied dans la dégressivité des allocations de chômage. Un isolé va perdre jusqu’à 2340 € par an ! près de 10 fois  la moyenne relevée dans la presse.

Pour atteindre une telle participation à « l’effort collectif », via l’augmentation de précompte mobilier, un « rentier » devra disposer d’un capital de plus de 2.300.000 € !

Difficile de trouver qu’il s’agit là d’un effort équivalent !

Enfin, il me semble indispensable de tordre le cou à un canard : les services publics ne vivent pas au-dessus de leurs moyens. Les partis libéraux martèlent sans cesse vouloir diminuer le « train de vie » de l’Etat. Concrètement , cela signifie moins de service public, moins de transports en commun, moins de services postaux, bref moins de démocratie dès lors qu’on touche à l’essence même du rôle de l’Etat .

En conclusion, il s’agit bel et bien d’un budget d’austérité. Faire croire le contraire est intellectuellement malhonnête. Tant que la Belgique décidera de rester dans la trajectoire et les remèdes fixés par la commission et les marchés financiers, nous nous enfoncerons progressivement, année après année, dans l’austérité et la récession.
Or, la FGTB propose des alternatives, notamment en matière de fiscalité voire de remise en cause des dettes illégitimes (voir la campagne du Cepag à qui profite la dette sous l’onglet « liens ») .
N'hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus

Et si on arrêtait de payer ? - 12/11/2012

La dette publique est au centre des débats dans tous les pays d’Europe. C’est en son nom que les gouvernements européens imposent à leur population des mesures drastiques d’austérité.

Si un dicton populaire prétend qu’on s’enrichit en payant ses dettes, de plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer l’aveuglement de nos dirigeants face aux exigences des marchés.

Quelle est l’incidence de la dette sur le budget de l’Etat ?

Combien la crise financière nous coûte-t-elle ?

Notre dette est-elle légitime ?

Comment prévoir un audit citoyen de la dette ?

Quelles sont les conséquences d’un non remboursement de la dette ?

Autant de questions parmi d’autres traitées par Olivier Bonfond dans son ouvrage « et si on arrêtait de payer ? – 10 questions / réponses sur la dette publique belge et les alternatives à l’austérité »

L’asbl FORABRA vous propose de venir en débattre ce jeudi 15 novembre à 19h à l’hôtel du Commerce (Grand Place à Nivelles) avec Renaud Vivien du CADTM (Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers-Monde)

Invitation cordiale à toutes et tous – entrée libre

14 novembre – journée d’action européenne de la CES - 09/11/2012

Parce que nous aurions bien tort de croire que la misère vécue par les populations du sud ne risque pas de remonter chez nous, il est temps de se mobiliser contre l’austérité

Depuis plusieurs années, nos dirigeants utilisent un double discours à l’usage des populations.

D’une part, on nous dit que nous sommes différents de tous ces « fainéants » des pays du sud (qui n’ont finalement que ce qu’ils méritent) mais que, d’autre part, afin d’être sûr que cela ne nous arrive pas, il est nécessaire de prendre des mesures drastiques d’austérité budgétaire (la commission le veut, les marchés et les agences de notation également).

2010 et 2011 ont été deux années au cours desquelles la Belgique a nettement mieux tiré son épingle du jeu que la plupart des autres pays européens. Normal, aucun gouvernement n’était disponible pour imposer des mesures d’austérité !

Dès 2012 par contre, le gouvernement fraichement installé à mis les bouchées doubles : pas moins de 13,5 milliards d’économies qui vont toucher les chômeurs, les pensionnés, les malades, les travailleurs victimes de restructurations, etc… très peu par contre pour les patrons, les détenteurs de capitaux, tous ceux qui considèrent la Belgique comme un paradis fiscal pour grosses fortunes.

Pour 2013, c’est 4 milliards de nouvelles économies qu’il faut encore trouver et c’est à un véritable catalogue des horreurs auquel on a droit : saut d’index, augmentation de la TVA, restrictions dans les services publics, taxation des chômeurs, etc.
Sans compter qu’il a encore fallu recapitaliser Dexia (même si selon le ministre des finances cela ne coûtera rien au budget, que c’est presque une bonne opération – de qui se moque-t-on ?)

Le résultat d’une telle cure d’austérité ne s’est pas fait attendre : en moins de 3 semaines ce sont pas moins de 20.000 emplois qui sont passés à la trappe et tout laisse à penser que ce n’est que le début.

Cela fait des mois qu’à la FGTB on hurle que l’austérité est le problème et pas la solution…souvent en vain malheureusement.

En 30 ans de libéralisme débridé c’est 10% de la richesse annuelle produite qui sont, année après année, passés de la poche des travailleurs à celle des détenteurs de capitaux (= 35 milliards par an)

ÇA SUFFIT ! 

Contactez la régionale FGTB pour connaître les modalités d'actions pour le 14 novembre

La FGTB avait donc raison ? - 31/10/2012

Il y a un peu moins d’un an, le gouvernement nous annonçait une première salve de mesures d’austérité. La FGTB s’y était fortement opposée et avait mobilisé ses militants pour une grande manifestation et une grève générale

À l’époque, le monde politique et économique n’a pas hésité à nous traiter d’irresponsables, de quasi-terroristes, de prendre les usagers en otage. La presse, dans une belle unanimité, commentait les mesures du gouvernement en précisant qu’elles étaient urgentes et inévitables, que notre modèle social doit s’adapter et que nous n’avons plus les moyens de nos dépenses, qu’il faudra un long travail d’explication et de pédagogie pour faire passer des mesures délicates. On nous reprochait de nous mettre hors jeu et que les grèves ne changeront rien à la cruauté de la crise.

Nous estimions injuste de réaliser des économies sur le dos des plus faibles (les chômeurs, les pensionnés, les victimes de restructurations, etc)

Dégressivité des allocations de chômage

Depuis le début de la semaine, la presse a largement relayé l’entrée en vigueur de la dégressivité des allocations de chômage. Le ton a changé : des mesures courageuses on est passé à une forme de sanction vexatoire à l’encontre de personnes qui n’ont pas choisi le chômage mais aussi une réforme menée par des gens qui ignorent ce qu’est réellement la précarité des chômeurs, l’isolement dans lequel ils sont enfermés et enfin de dénoncer une politique de l’emploi qui se condamne à un échec de longue durée qu’elle fait payer aux plus faibles, par aveuglement.

Les prépensions

Autre sujet qui nous a particulièrement mis en colère : la (quasi)-suppression des prépensions. Les travailleurs victimes de restructurations allaient être « réactivés ». Les autres ? les épuisés par de trop longues carrières ? ou par les horaires irréguliers ? hé bien tant pis pour eux, il s’agissait aussi d’une réforme nécessaire.

Quelques mois plus tard, la Ministre De Coninck s’apprête à aller expliquer à la commission européenne que, tout compte fait, notre modèle de prépension n’est pas si mal que cela lorsqu’on est confronté à de véritables cataclysmes sociaux. Lorsqu’un travailleur licencié se retrouve chômeur au lieu de prépensionné, cela coûte plus cher à l’Etat (donc à la collectivité) et cela augmente la précarité du travailleur. Le seul gagnant étant l’employeur qui se débarrasse complètement de ses responsabilités sociales et financières.

Austérité européenne

Vis-à-vis de l’austérité imposée par l’Europe, la FGTB a été la première à dénoncer la stupidité de décisions qui plombent la croissance d’un pays (l’exemple de la Grèce est criant à ce sujet. Après une dizaine de plans d’austérité, sa dette a augmenté de 50 % en 4 ans).

Or, on constate que de plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer l’absence de plans de relance (le dernier en date étant Philippe Maystadt, ex-Ministre des finances et ex-Président de la banque européenne d’investissement).

Malheureusement, les partis libéraux, largement majoritaires en Europe continuent à prôner la rigueur absolue avec l’objectif de détricoter au plus vite nos systèmes de protection sociale et de transférer au privé des pans entiers de services publics. Cette rigueur institutionnalisée risque d’ailleurs bien d’être prochainement introduite dans nos constitutions respectives.

Relancer la croissance

Dernière considération, cette fois sur le type de relance à mettre en place. Cela fait des années que la FGTB met en avant le fait que la compétitivité ne se mesure pas uniquement via la hauteur du coût salarial mais avant tout à travers la recherche et l’innovation, notamment dans les économies vertes (l’énergie par exemple).

Pas plus tard qu’hier, Agoria, la fédération patronale du secteur métal reprenait à son compte ce type d’arguments.

 

Ce que nous dénonçons depuis des mois, voire des années, n’est donc pas le fruit d’une quelconque vision dépassée de la société mais au contraire, celle d’un monde plus juste. Or c’est au phénomène inverse auquel nous assistons depuis une trentaine d’années et les fameuses années Reagan-Thatcher avec un glissement progressif de la répartition de la richesse du travail vers le capital.

L’austérité n’est pas une fatalité et  là aussi, la FGTB a raison ! 

ford, duferco nlmk, photo hall, volvo, où s'arrêtera-t-on ? - 26/10/2012

Au cours des 72 dernière heures, les annonces de catastrophes sociales se sont succédées. Elles concernent pas moins de 12.000 travailleurs

C’est avec stupéfaction que l’ensemble de la FGTB Brabant Wallon a pris connaissance, à quelques heures d’intervalle, de diverses annonces dramatiques en matière d’emploi. Ford Genk mercredi, Duferco NLMK La Louvière, jeudi, Photo Hall et Volvo ce vendredi.

Au-delà de la colère, ces annonces doivent déjà nous amener à un certain nombre d'analyses.

En effet, malgré les subsides publics reçus pour « garantir l’emploi » chez nous, malgré les efforts consentis par les travailleurs (Pour rappel, le personnel de Ford a renoncé depuis 2 ans à 12% de salaire - autant dire qu’ils ont préfinancé leur futur plan social), malgré les promesses de patrons, dont le cynisme n’a plus de limites, deux multinationales n’hésitent pas – en période de récession économique – à jeter des milliers de familles dans la précarité. 

Ce type d’attitude n’est plus acceptable et la FGTB apportera les réponses adéquates à ces attaques antisociales.

Au-delà de la brutalité des annonces, il faut aussi constater que ce nouveau drame social est une fois de plus le résultat des politiques d’austérité dictées par la commission européenne et appliquées docilement par nos gouvernants.
En effet, lorsque l’on plonge des dizaines de millions de citoyens européens dans la misère, faut-il vraiment s’étonner qu’ils cessent d’acheter des biens de consommation ? Poser la question c’est déjà y répondre ! 

La FEB réclame plus de sécurité juridique ! - 23/10/2012

Selon une enquête commandée par la FEB, les investisseurs se plaignent d’une trop grande insécurité fiscale dans notre pays, dans lequel la législation changerait sans arrêt.

Ces modifications trop fréquentes poseraient plusieurs problèmes :

  1. Dans le monde des affaires, on a besoin de prévisibilité.
     
  2. Lorsque des entrepreneurs décident d’investir en Belgique, ce qu’ils vont payer en matière de fiscalité est un facteur clé de leur décision d’investir. Concrètement, ils veulent savoir ce que cela leur coûte d’investir.
     
  3. Le monde économique est très incertain à l’heure actuelle. Si en plus on ajoute à cela de l’insécurité fiscale, cela devient très compliqué pour les investisseurs.

Et la FEB de tirer la sonnette d’alarme afin que tout le monde prenne conscience de l’importance de rassurer les entrepreneurs et les investisseurs.

Et si on reprenait les affirmations de la FEB mais en remplaçant les termes d’investisseur ou d’entrepreneur par ceux de travailleur, chômeur, pensionné ?

Lorsque la FEB veut manipuler l’indexation des salaires, que le gouvernement rogne l’enveloppe bien-être de 40%, que suite aux nouvelles mesures de dégressivité un chômeur isolé va perdre jusqu’à 150€ par mois (270€ pour un cohabitant), etc

N’est-on pas dans l’insécurité ? Est-ce qu’on ne parle pas aussi d’un avenir incertain ? Est-ce que cela n’aura pas d’impact sur la décision d’investir ou simplement de consommer ?

Si bien sûr que si mais ici, manifestement,  cela semble nettement moins tracasser certains décideurs.

La FGTB ne cesse de le répéter, ce n’est pas en affamant les chômeurs et les allocataires sociaux que l’on relancera l’économie, ni en poussant des dizaines de milliers de personnes vers les  guichets des CPAS

Le traité de la règle d’or…. Des années de plomb en perspective - 18/10/2012

Dans les semaines qui viennent, les différents gouvernements que compte notre pays seront amenés à se prononcer sur le Traité européen sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance (TSCG)

Le TSCG est aussi appelé pacte budgétaire ou encore pacte de la règle d’or (c’est-à-dire l’interdiction de tout déficit public). 

Ce traité sera intimement lié au Mécanisme Européen de Stabilité (MES), dont on tente de nous faire croire qu’il va permettre le sauvetage de l’euro.

Pour rappel, le sauvetage des banques a coûte au bas mot 25 milliards à la Belgique, sans compter les dizaines de milliards de garanties concédées par l’Etat, notamment dans le cadre du dossier Dexia.

25 milliards, c’est, comme par hasard, le montant d’économies budgétaires que nous devons réaliser pour 2015 si l’on veut satisfaire l’Europe.

Le pacte budgétaire dont il est question ici ne fera qu’en rajouter une couche. Dorénavant, chaque état devra intégrer la règle d’or dans sa constitution. Prévoir un déficit budgétaire deviendra donc anticonstitutionnel ! 

Concrètement, cela signifie que les parlements nationaux n’auront plus le droit de déterminer eux-mêmes les choix et orientations budgétaires. On assiste clairement à un transfert de souveraineté vers la commission et le conseil, deux institutions européennes très peu transparentes. Quel recul démocratique !

En outre, le TSCG permettra à ces institutions de sanctionner automatiquement les états qui tardent à appliquer des politiques d’austérité.

De manière très pratique, cela signifiera : 

  1. De la modération salariale, de nouvelles attaques sur l’index alors que c’est grâce à lui qu’une certaine croissance a été maintenue en Belgique ;
  2. Des réductions de dépenses publiques. Pour la FGTB, des services publics forts, de qualité et accessibles à tous sont aussi un gage de démocratie et de plus juste répartition des richesses ;
  3. Privatisation de pans complets de services publics ;
  4. Réduction des dépenses en sécurité sociale, allongement de l’âge de la pension, détricotage des systèmes de fin de carrière ;
  5. Démantèlement des conventions collectives de travail, garantes de l’équilibre des rapports de force entre employeurs et travailleurs

En clair, ce sont 125 années de luttes sociales qui seront remises en question. Demain, toute revendication sociale deviendra inconstitutionnelle.

À la FGTB nous pensons que ce n’est pas en précarisant encore un peu plus les gens (notamment les allocataires sociaux) que l’on créera la relance nécessaire. Voyons les ravages de l’austérité en Grèce, en Espagne ou encore au Portugal.

La FGTB Brabant Wallon a interpellé par écrit les parlementaires fédéraux et régionaux de notre province. Nous leur demandons de réfléchir très clairement aux conséquences qu’impliquerait leur signature au bas de traités liberticides qui constituent des reculs sociaux phénoménaux.

Des solutions existent et la FGTB a de nombreuses propositions en la matière (régulation du monde de la finance, taxation des plus-values, plan de relance européen à travers des travaux publics d’intérêt général, euro-obligations, etc).

Si nous n’y prenons garde, nous risquons bien de basculer dans un monde post-démocratique où nos vies seront dirigées par la commission, les agences de notation et quelques grandes institutions financières telles que la BCE, le FMI ou encore Goldman Sachs. 

Le stress au pays des intérimaires - 08/10/2012

Ce mercredi 10 octobre, la FGTB du Brabant Wallon participera, comme chaque année, à la journée des droits des intérimaires.

Cette année, la FGTB a surtout voulu mettre l’accent sur le stress important vécu par les intérimaires, travailleurs particulièrement précarisés. À cet effet, nous distribuerons un numéro de notre intérim zone consacré à cet aspect particulier du statut d’intérimaire et à ses conséquences sur la vie de tous les jours (distribution à la gare d’Ottignies ce mercredi 10 octobre entre 7h et 9h)

On y retrouvera notamment :

  • Comment faire pour ne pas rester un « Tanguy » lorsqu’on est intérimaire ?
  • La sécurité au travail, un véritable problème lorsqu’on est intérimaire
  • Paroles d’intérimaires
  • Quid des discriminations vis-à-vis du logement ?
  • Les relations entre travailleurs « fixes » et intérimaires au sein des entreprises
  • Quand le gouvernement veut aussi faire entrer des intérimaires dans les services publics.

La précarité du statut d’intérimaire crée un stress intense auprès des travailleurs concernés, notamment car cette précarité empêche toute forme de projet d’avenir.

Cela fait des années que la FGTB dénonce les abus exercés par les employeurs et les agences d’intérim vis-à-vis des travailleurs intérimaires. Cette journée du 10 octobre sera l’occasion de le rappeler une fois de plus alors que les employeurs exigent toujours plus de flexibilité.

Élections communales et provinciales 2012 - 27/09/2012

Le Centre d’Action Laïque du Brabant Wallon, Forabra asbl et la FGTB Brabant Wallon ont décidé d’unir leurs efforts en prévision des élections communales et provinciales d’octobre 2012.

L’objectif ? Tenter de décortiquer les discours simplistes des programmes d’extrême-droite et populiste.

On l’a vu en France avec le score de Marine Le Pen aux élections présidentielles, c’est très souvent un public populaire qui se laisse tenter par ce type de discours alors qu’il a – au contraire -  tout à perdre de voter pour ces partis dont le programme socio-économique leur est très défavorable.

Un dépliant de sensibilisation sera distribué dans les deux premières semaines d’octobre dans les gares et sur les marchés (Nivelles, Tubize, Ottignies, Wavre, Jodoigne et Braine-l’Alleud).

C’est dans ce même contexte qu’une conférence-débat s’est tenue ce mercredi 26 septembre en présence de Manuel Abramowicz (voir onglet nos actions).

Le message que nous voulons faire passer à travers ce dépliant (à télécharger) est clair, derrière les slogans, les partis d’extrême-droite et populistes ont des programmes qui prônent avant tout le rejet et l’exclusion des plus précarisés de nos sociétés.

La crise que nous vivons à l’heure actuelle est avant tout celle d’un système à l’agonie, qui crée la concurrence entre travailleurs, à la seule fin d’augmenter le profit des détenteurs de capitaux. Le modèle économique ultra-libéral – duquel se revendiquent ces partis – renforce l’exclusion, favorise le repli sur soi, encourage la recherche du bouc émissaire, l’autre, l’étranger.

Pour résoudre les problèmes de chômage, ces partis ne se contentent pas de vouloir renvoyer les étrangers dans leurs pays d’origine. Ils préconisent également le renvoi des femmes derrière leurs fourneaux. Ils sont même disposés à les payer pour cela ! Les programmes d’extrême-droite sont généralement rétrogrades pour les femmes. En matière de chômage, il est aussi bon de savoir que ces partis préconisent une limitation drastique des allocations de chômage. Pour eux, le principal responsable du chômage est le chômeur lui-même !

S’attaquer aux partis « traditionnels » en les traitant tous de pourris fait aussi partie de la stratégie des partis d’extrême-droite et populistes. Demain on rase gratis. Pour mémoire, en 1936 déjà, Léon Degrelle se présentait à ses meetings avec un balai.

En Belgique francophone, on pourrait se réjouir du fait que l’extrême-droite a pratiquement disparu du paysage politique. Le FN historique s’est divisé en une multitude de petites formations aux noms les plus divers : démocratie nationale (DN) – nouvelle Wallonie alternative (NWA) – Nation – Wallonie d’abord – ligue européenne patriotique égalitaire et nationaliste (LEPEN) – etc

Ce serait oublier un peu vite que c’est avant tout le manque de visibilité de cette nébuleuse qui les empêche avant tout de décoller. En début d’année, avant les élections présidentielles françaises, un sondage réalisé chez nous donnait à Marine Le Pen un score pas très éloigné de celui réalisé au 1ertour de la présidentielle.

En outre, une partie des voix sera aussi captée par les partis populistes tels que le PP ou le MLD.

Ne nous y trompons pas, la cause essentielle du succès de ces partis réside dans l’évolution ultra-libérale du monde dans lequel nous vivons. Chômage, précarité, problèmes de logement, accroissement des inégalités, peur du lendemain sont autant de terreau fertile pour les idées simplistes, les yaka.

Nos associations n’ont de cesse de défendre un monde plus juste, où chacun a la possibilité de vivre dignement. C’est uniquement de cette manière que cesseront de nuire les nationalistes, populistes et extrémistes de tout poil. 

flyer-extreme-droite.pdf
les-partis-d-extreme-droite-et-populistes-ont-clairement-le-vent-en-poupe--interview-de-benoit-blondeau-pour-calepin.pdf

l'extrême-droite : mieux la connaître pour mieux la combattre - 20/09/2012

En vue des élections communales du 14 octobre, la FGTB Brabant Wallon, Forabra asbl et le Centre d'Action Laïque ont décidé de mener une campagne pour dénoncer les idées extrémistes et populistes développées par certains partis

Notre pays, comme la plupart des autres pays européens, est plongé depuis maintenant 5 ans dans une crise économique sans précédent.

Tout le monde s'accorde à dire que l'origine de cette crise est à trouver dans la cupidité d'un système capitaliste qui ne tourne plus que pour lui-même.

Les promesses de régulation faites à l'époque par le monde politique tardent à se concrétiser.

La seule réponse apportée par les autorités a consisté à imposer des mesures d'austérité aux peuples d'Europe. Le résultat ne s'est pas fait attendre : augmentation de la précarité, replis sur soi, montée en flèche des nationalismes, etc

Dans ce contexte, les partis populiste et d'extrême-droite séduisent un nombre croissant d'électeurs à travers des idées simplistes mais qui peuvent sembler rassurantes pour les victimes de la crise d'un système qui a prouvé toutes ses limites

La campagne que nous menons ensemble vise à démonter et détricoter les arguments développés par ces partis. Ne nous y trompons pas, leurs programmes prônent avant tout le rejet et l'exclusion des plus précarisés de nos sociétés.

C'est dans le cadre de cette campagne que nous organisons une conférence-débat mercredi 26 septembre à 19h à l'Hôtel du Commerce - Grand Place à Nivelles.

Notre invité sera Manuel Abramowicz, auteur politique bien connu sur l'extrême droite

affiche-conference-26.09.pdf

séances d'informations pour demandeurs d'emploi - 18/09/2012

Dans le cadre du budget 2012, le gouvernement a pris toute une série de mesures d’économies dans le secteur du chômage. La FGTB s’y est largement opposée en dénonçant le caractère anti-social et injuste de ces mesures.

Le gouvernement n’a pas voulu nous entendre et, progressivement, les mesures entrent en application. La FGTB Brabant Wallon et Forabra organiseront, dans la seconde quinzaine du mois d’octobre, des séances d’informations collectives pour présenter ces nouvelles mesures chômage.

Afin d’organiser le mieux possible ces séances, (location de salles notamment), nous avons besoin de connaître approximativement le nombre de personnes qui pourraient y assister. Vous serez personnellement prévenu de la date et du lieu de la séance d’information

Intéressé(e) ?

Merci de compléter le formulaire en annexe et de nous le retourner par courrier, par fax ou encore nous communiquer les informations par mail

FGTB Brabant Wallon
Rue du Géant 4 bte3 – 1400 Nivelles
Tél 067/21.50.06 – Fax 067/34.00.06

fabienne.renard@fgtb.bekhalid.gaa@fgtb.be

bulletins-inscription-seances-info.docx

Manifestation du 14 septembre - 12/09/2012

Pour rappel, ce 14 septembre, la FGTB sera dans la rue pour rappeler ses revendications en matière de pouvoir d’achat.

Symboliquement, nous avons décidé d’aller arpenter les quartiers dans lesquels les riches exilés fiscaux étrangers viennent s’installer en Belgique.

Ces derniers jours, l’actualité nous a apporté quelques bonnes raisons supplémentaires de venir manifester le 14 à Bruxelles

Pour les privilégiés dans son genre, la Belgique est un véritable paradis fiscal.

  1. Bernard Arnault, l’homme le plus riche de France, propriétaire de grandes marques de luxe qui, elles, ne connaissent pas la crise, vient s’installer en Belgique pour des raisons fiscales.
     
  2. 30 milliards d’€ planqués en Suisse. Il ne s’agit pas du titre d’un film mais du montant accumulé par de riches contribuables belges dans des coffres suisses.
    Didier Reynders – qui semble avoir oublié qu’il n’est plus ministre des finances – propose d’en ramener une dizaine et d’envisager une nouvelle amnistie fiscale.

    De qui se moque-t-on ?

    À l’heure où l’on traque les chômeurs et allocataires sociaux, où ils sont de plus en plus souvent considérés comme des fraudeurs en puissance, la proposition de Didier Reynders est tout bonnement indécente pour toutes les personnes dont les fins de mois sont de plus en plus difficiles

Ce 14 septembre, nous ne serons pas à Bruxelles pour demander l’aumône mais pour mettre en avant un véritable projet de société, dont l’un des axes majeurs doit être sans conteste une véritable justice fiscale.

ENSEMBLE ON EST PLUS FORTS

GRANDE MANIFESTATION NATIONALE LE 14 SEPTEMBRE - 25/07/2012

Le 15 septembre prochain, syndicats et patrons doivent remettre au gouvernement un avis commun sur l'adaptation des montants des allocations sociales au coût de la vie. Mais les employeurs ne veulent pas dialoguer et bloquent les négociations

 

En outre, d'ici la fin de l'année débuteront également les négociations en vue de la conclusion d'un nouvel accord interprofessionnel de 2 ans.

Deux raisons pour se mobiliser dès la rentrée de septembre !

Oui mais c'est la crise, l'austérité, ...

Pour la FGTB, des moyens existent. Il faut pour cela, instaurer une fiscalité plus juste, plus équitable. L'impôt doit redevenir un véritable outil de redistribution des richesses.

Pourquoi manifester à la place Brugmann ?

Il s'agit d'un lieu essentiellement symbolique. C'est dans ce quartier que s'installent la plupart des évadés fiscaux en provenance des autres pays. Pour rappel, la Belgique figure en 9ème position dans la liste des paradis fiscaux les plus intéressants de la planète.

Nos revendications sont claires

1. des emplois durables et de qualité
2. amélioration du pouvoir d'achat
3. une protection et une justice sociales renforcées

 

Plus d'informations dans le document en annexe

tract-14-sept-fr.pdf

Plan de relance : les vieilles recettes de la FEB - 11/06/2012

Alors que les gouvernants européens – à l’appel des spéculateurs financiers – n’ont eu que le mot austérité à la bouche pendant près de 5 ans, nos appels à des mesures de relance économique commencent péniblement à être entendus

Attention de ne pas tomber pour autant dans un optimisme béat. Tout le monde n’a pas la même conception de la relance que la FGTB.

C’est ainsi que ce WE, Pieter Timmermans, le patron de la FEB, présentait ses pistes en matière de plan de relance.

  1. Augmenter la flexibilité du travail : pour rappel, la Belgique possède déjà un arsenal législatif particulièrement large en matière de flexibilité.
    Qu’il s’agisse de la flexibilité du temps de travail (travail en équipe, horaires variables, temps partiel, travail de nuit, etc), de la flexibilité contractuelle (contrats à durée déterminée, de remplacement, intérim, etc) ou encore de la flexibilité salariale (bonus liés aux résultats, subsides salariaux divers et variés, etc), les patrons belges ont l’embarras du choix.
     
  2. Lancer un programme de simplification administrative : sur ce point, P. Timmermans ne développe pas son propos mais il ne serait pas étonnant que cette simplification souhaitée vise, notamment, les nombreuses conventions collectives qui encadrent la flexibilité et qui nécessitent des accords syndicaux.
     
  3. Augmenter la sécurité juridique : ici, le patron des patrons est très clair. Il faut arrêter de toucher aux intérêts notionnels. Les entreprises ont besoin de sécurité juridique !
    Les chômeurs, les jeunes, les pensionnés, pas de problème, on peut toucher à leur sécurité juridique mais les entreprises surtout pas, elles pourraient décider d’aller vers un autre paradis fiscal que la Belgique.

Soyons sérieux, la relance ne se fera pas en précarisant encore plus les travailleurs mais au contraire en revalorisant le pouvoir d’achat des travailleurs et allocataires sociaux, en maintenant intégralement notre système d’indexation automatique, en renforçant le contrôle des prix (alimentation, énergie, etc).

D’autre part, nous ne pourrons pas faire l’économie d’un large débat sur la fiscalité et les aides publiques dont bénéficient les entreprises. C’est ainsi que dans notre pays, entre 2001 et 2009 l’impôt réel payé par les entreprises est passé de 19,94% à 9,80%, ce qui fait de la Belgique un véritable paradis fiscal pour les entreprises.

De plus, notre pays souffre d’un déficit chronique en matière de recherche, d’innovation, de formation.

Enfin, il faudra discuter de grands projets d’investissement durable, créateurs d’emploi (production d’électricité, isolation des bâtiments, transport public, etc)

Les vielles recettes de la FEB ont démontré leurs limites et n’ont eu d’autre effet, au cours des dernières années, que d’enrichir la poche des actionnaires. Il est plus que temps de passer à autre chose et de rejeter les diktats du monde de la finance et de la spéculation, diktats largement relayés par les partis de droite.

Fermeture des antennes chômage entre le 9 juillet et le 24 août - 08/06/2012

  • Braine-l'Alleud : fermeture le mardi et le jeudi
     
  • Nivelles : fermeture le mardi et le jeudi
     
  • Tubize : fermeture le mercredi et le vendredi
     
  • Jodoigne : fermeture le mercredi
     
  • Wavre : fermeture le mardi et jeudi
     
  • Court-St-Etienne : fermeture le mercredi et vendredi

cgsp enseignement - 08/06/2012

La CGSP enseignement organise des permanences pour le calcul des vacances proméritées

  • Wavre - antenne chômage FGTB, rue de l'Ermitage 11
    Tél : 010/22.91.29

    Mercredi 4 juillet de 14h à 17h
     
  • Nivelles - régionale FGTB Brabant Wallon, rue du Géant 4/bte3
    Tél : 067/21.50.06

    Mercredi 4 et 11 juillet de 14h à 17h
     
  • Des permanences sont également organisées à la CGSP Namur
    Prendre contact au 081/72.91.16

Comment osent-ils ? - 22/05/2012

Forabra organise une présentation du libre de Peter Mertens, Président du PTB ce jeudi 24 mai à 19h à l'hôtel du commerce, grand place à Nivelles

La crise financière – résultat de la folie spéculative – a débuté il y a 5 ans. Elle s’est progressivement transformée en crise économique et en crise des dettes souveraines des Etats européens.

En effet, le système financier n’a été maintenu à flot que grâce à l’injection de centaines de milliards d’euros d’argent public. Depuis, les pays européens s’astreignent à une cure d’austérité sans précédent. Des populations entières sont plongées dans la misère la plus noire.

Le seul discours entendu de la bouche des responsables européens est qu’il n’existe pas d’alternative. Ce n’est pas le point de vue de Peter Mertens, Président du PTB qui a publié, il y a quelques mois, un ouvrage sur le sujet.

Nous aurons l’occasion d’en débattre avec David Pestieau, rédacteur en chef de « Solidaire »

élections sociales, c'est parti ! - 04/05/2012

Dans la période du 7 au 20 mai 2012, vous serez peut-être appelés à élire ou réélire vos représentants syndicaux.

Les élections sociales sont le moment par excellence de la démocratie sociale et économique dans l’entreprise.

Vous allez pouvoir faire entendre votre voix et élire les collègues qui vous représenteront pendant quatre ans auprès de l’employeur. Les organes où siègeront vos élus peuvent agir pour améliorer vos conditions de travail, veiller à votre santé et à votre sécurité au travail, vous informer sur la situation économique de votre entreprise et améliorer la formation prévue au sein de l’entreprise.

 Pourquoi voter FGTB ?

Parce que la FGTB allie capacité de concertation et de dialogue (qu’elle veut constructif pour trouver des solutions) à une grande détermination pour vous défendre et sauvegarder vos intérêts.

En outre, la FGTB travaille au jour le jour sur trois grands axes qui vous touchent dans votre vie quotidienne :

  1. la défense de votre pouvoir d'achat et des emplois de qualité
  2. la lutte contre le stress, la santé et la sécurité au travail
  3. l'égalité entre les hommes

Pourquoi voter FGTB ?

1er mai 2012 - 17/04/2012

Venez nous rejoindre mardi 1er mai, dès 13h au parc de la Maillebotte à Nivelles

Pour bon nombre de gens, le 1er mai n’a pas d’autre signification que celle d’être un jour de congé supplémentaire, souvent bien agréable car il coïncide avec l’arrivée des premiers beaux jours.

Il est souvent bon de rappeler qu’il est avant tout le symbole de luttes ouvrières sauvagement réprimées dans le sang.

En effet, le monde capitaliste n’est pas partageur, il n’est jamais rassasié, il lui en faut toujours plus. Combien de grèves, de manifestations, de morts aussi aura-t-il fallu pour que, progressivement, pas à pas, on en arrive au modèle social que l’on connaît depuis l’après-guerre.

Mais ne nous y trompons pas, ce monde capitaliste qu’on croyait adouci, humanisé, redressé par deux guerres mondiales au cours desquelles il a cru un instant être balayé et remplacé par un autre modèle, ce monde capitaliste a retrouvé, depuis une bonne vingtaine d’années, toute son arrogance.

Le contrat social de l’après-guerre qui prévoyait un partage plus équitable des richesses produites et qui a permis, notamment, la création de la sécurité sociale, est clairement remis en cause.

Et le mouvement s’est sérieusement accéléré avec la crise financière de 2007-2008. Le système financier que les Etats ont dû sauver à coups de centaines de milliards se permet aujourd’hui d’imposer sa loi à ces mêmes Etats désormais surendettés.

Sous couvert de bonne gouvernance ou encore de règle d’or, se cache une vaste entreprise de démantèlement de nos systèmes de protection sociale, de nos conventions collectives, de nos pensions, de nos salaires, etc…

Le monde capitaliste est redevenu plus dangereux que jamais et il a trouvé, auprès des partis de droite européens, des « petites mains » zélées pour tenter de nous faire avaler la pilule à coups de slogans simplistes.

Un exemple ?  il faut rénover (ou encore mieux supprimer) notre système d’indexation des salaires. L’Europe nous l’impose. La compétitivité de nos entreprises est en jeu. Que de fois n’a-t-on pas déjà entendu cela ?

Or, toutes les études économiques démontrent que si la Belgique a, globalement, mieux digéré la crise, c’est notamment grâce à son système de protection sociale et à l’indexation automatique qui permettent de maintenir une demande intérieure élevée.

Pour la FGTB, un autre monde est possible. Il doit passer avant tout par une meilleure redistribution des richesses, notamment via la fiscalité.

Alors, si le 1er mai est bien entendu l’occasion de faire la fête, d’allumer les premiers barbecue ou encore de s’échanger des brins de muguet, il doit être aussi, plus que jamais, le moment de rappeler que le monde du travail a toujours dû se battre et que rien ne lui a jamais été octroyé gracieusement.

Ensemble on est plus forts

on en fait plus et on gagne moins que les hommes - 28/03/2012

Forabra organise un ciné-débat dans le cadre de la campagne pour l'égalité des hommes et des femmes, le 29 mars à 19h, hôtel du commerce, Grand Place à Nivelles

affiche de la conférence

Pour la 7ème année consécutive, la FGTB organise sa campagne de l'égalité salariale entre hommes et femmes, dont l'objectif est de sensibiliser le grand public au fait que l'écart salarial reste particulièrement élevé dans notre pays.

Si la différence tend à s'amenuiser très légèrement ces dernières années, c'est essentiellement dû au fait que les métiers masculins ont été plus touchés par la crise économique que les métiers féminins. Concrètement, ce ne sont pas les femmes qui gagnent plus mais les hommes qui gagnent moins.... donc l'écart se resserre !

Nous aurons l'occasion d'en débattre avec Dalila Larabi, coordinatrice de la campagne pour la FGTB après la projectioon du film "made in Dagenham"

"ON EN FAIT PLUS, ON GAGNE MOINS QUE LES HOMMES" - 21/03/2012

Campagne pour l'égalité salariale : journée de sensibilisation le mardi 27 mars de 10h à 15h - Grand Place de Louvain-la-Neuve

Pour la 7ème année consécutive, la FGTB organise sa campagne de l’égalité salariale entre hommes et femmes.

L’objectif de cette campagne est de sensibiliser le grand public au fait que l’écart salarial reste particulièrement élevé dans notre pays.

Si l’écart salarial s’amenuise d’année en année (22 % selon l’indicateur de la FGTB), il reste la source d’une importante discrimination entre les hommes et les femmes dans le monde du travail. Mais la diminution n’est pas due à une augmentation des salaires des femmes ! Elle s’explique par la crise.

En clair, ce ne sont pas les femmes qui gagnent plus mais les hommes qui gagnent moins…donc l’écart se resserre.

Cette édition 2012 souligne la difficulté pour les femmes de concilier vie professionnelle et vie privée.

La FGTB veut aussi insister sur les conséquences que cela entraîne en terme de salaire : plus difficile de percevoir un bon salaire quand il faut jongler avec la flexibilité grandissante au travail et toutes les tâches domestiques et éducatives à la maison.

A la veille des élections sociales (du 7 au 20 mai 2012), la FGTB valorise les bonnes pratiques en matière de conciliation vie professionnelle – vie privée en entreprise.

 

Nos hommes politiques sont formidables - 12/03/2012

Ou comment nous prendre pour des cons….

Rappelez-vous, il y a une vingtaine d’années, l’armée américaine avait inventé – lors de la 1ère guerre en Irak – une expression restée célèbre : les frappes chirurgicales. Il s’agissait alors de nous faire croire que les missiles made in USA étaient tellement fiables et intelligents qu’ils étaient capables de détruire des bâtiments sans blesser ni tuer personne. En un mot la guerre propre, celle qu’on pouvait regarder à la télévision le soir sans aucune culpabilité et en n’ayant pas peur d’avoir l’appétit coupé par la vision de corps mutilés.

Ce week-end, nos hommes politiques ont fait aussi bien que les pros de la communication de la maison blanche : la rigueur douce ! et puis quoi encore ? La peste rigolote ? le choléra sympathique ?

Il est vrai qu’on nous avait prévenus, avec la technique de la râpe à fromage (les émissions culinaires sont à la mode), tout cela passerait inaperçu.

Pour rappel, avant les 2,5 milliards d’économies de ce week-end, l’accord de gouvernement du mois de décembre avait déjà atteint les 11,3 milliards, soit près de 14 milliards… et tout cela en douceur, pratiquement sans qu’on s’en rende compte, n’est-ce pas merveilleux ?

L’impôt minimum des sociétés ? non
L’impôt sur la fortune ? nada
Des mesures vis-à-vis du monde de la finance ? niet

Par contre, une fois de plus le PS nous ressert sa vieille rengaine : on n’a pas touché à l’index !

On impose un projet d’AIP rejeté par la majorité des travailleurs du pays ? oui mais on a préservé l’index
On « balance » des milliers de chômeur dans la misère ? oui mais on a préservé l’index
On détricote les services publics ? oui mais on a préservé l’index
On s’attaque aux fins de carrière ? oui mais on a préservé l’index
On n’impose toujours pas un impôt minimum des sociétés ? oui mais on a préservé l’index

Alors, Laurette, Johan, Elio et les autres, la préservation de l’index, on va la payer combien de fois ?

festival du film social - du 9 au 11 mars 2012 - 04/03/2012

Du vendredi 9 mars au dimanche 11 mars, l’ASBL FORABRA organise, en collaboration avec d’autres partenaires, le 4ème festival du film social « Vivre Debout » au centre culturel de Perwez.

Pour cette quatrième édition, c’est la démocratie qui sera au centre des débats… plutôt normal en cette année d’élections.

Chacune des trois journées du festival déclinera le thème sous un angle différent.

Le vendredi, outre des séances spécifiques à l’attention d’un public scolaire, c’est la démocratie locale et la participation citoyenne qui seront abordées.

Le samedi, le festival s’intéressera à la démocratie économique et sociale, enjeu essentiel du monde syndical. Un débat sur les négociations en cours pour un grand marché transatlantique sera animé par Bruno Poncelet, conférencier et animateur au Cepag (www.cepag.be)

Le dimanche, enfin, ce sont les nouvelles formes de participation qui seront abordées (réseaux sociaux, désobéissance civile, etc).

Comme les années précédentes, la programmation servira également de support à de nombreux débats souvent très animés.

Nouveauté en 2012, l’organisation a décidé de lancer un appel aux réalisateurs. De nombreux projets ont été reçus et les 3 jours du festival seront émaillés de toute une série de coups de cœur.

Toutes les informations utiles sur www.vivredebout.be

journée d’action européenne le 29.02.2012 - 24/02/2012

L’Europe sauve les banques mais oublie ses citoyens

Des millions d’Européens souffrent de la crise économique et sociale qui a été provoquées par les banques et l’idéologie de rigueur prônée par l’Europe.

Dans de nombreux pays, un jeune sur deux est sans emploi !!

115 millions d’Européens (23,5% de la population) sont menacés par la pauvreté et l’exclusion sociale.

En Grèce, la rigueur prend des accents dramatiques pour une population poussée au désespoir.

  • Les salaires ont baissé de 20 à 40%. Le salaire minimum a été ramené à 600€ par mois alors que les prix à Athènes sont comparables à ceux que nous connaissons chez nous
  • Le taux de chômage a doublé… le nombre de suicides aussi !
  • De nombreux Grecs perdent leur maison faute de pouvoir encore rembourser leur emprunt hypothécaire
  • Les jeunes quittent massivement le pays…. Alors que les armateurs milliardaires continuent à ne pas payer d’impôts

Des solutions existent, cela fait des mois que la FGTB les met en avant.

La FGTB Brabant Wallon participera à l’action organisée par la CES dans l’ensemble des pays européens. Renseignez-vous auprès de la régionale.

Tract explicatif à télécharger en annexe

tract 29 février

grève du 30 janvier bien suivie en Brabant Wallon - 01/02/2012

Les différents objectifs fixés par le bureau de la FGTB ont été largement atteints ce lundi 30 janvier.

Entreprises à l'arrêt, zonings bloqués, nombreux commerces et administrations fermés, pas de transports en commun, etc

Les militant(e)s de la FGTB Brabant Wallon ont répondu massivement à l'appel qui leur avait été lancé ce qui démontrer bien l'inquiétude et la colère des travailleurs vis-à-vis des mesures imbuvables et injustes imposées par le gouvernement Di Rupo

Des photos de cette journée sous l'onglet "nos actions"

lettre ouverte à nos amis non grévistes - 29/01/2012

Pour ou contre la grève du 30 janvier ?

A l'heure où les débats font rage entre les pro et les anti grève.....

A l'heure où les médias se préoccupent surtout de désigner les entreprises, écoles ou encore administrations qui seront fermées.....

A l"heure où il est de bon ton de traiter les syndicats de réactionnaires.....

A l'heure où on nous présente les services publics comme autant d'endroits où faire des économies pour plaire au FMI, à la commission européenne et à toute l'idéologie libérale, il nous semblait utile de publier cette lettre ouverte de nos Camarades de la CGSP

Bonne lecture et bonne réflexion

Lettre ouverte à nos amis non grévistes

Grève générale le 30 janvier - 27/01/2012

Appel à mobilisation

Les médias sont-ils les instruments du pouvoir ? - 18/01/2012

On pourrait le croire en découvrant le lien ci-dessous....

le site acrimed.org traite réalise une critique des médias en tant qu'instruments du pouvoir en place.

s'il traite essentiellement des médias français, on peut y découvrir une analyse particulièrement intéressante de la manière dont les médias belges ont couvert les actions syndicales de ces dernières semaines.

avec une belle unanimité, des quotidiens et hebdomadaires - aux lignes éditoriales soi-disant indépendantes - défendent becs et ongles la politique du gouvernement.

mieux encore, certains n'hésitent pas à remettre en cause le droit de grève, voire l'utilité des organisations syndicales

www.acrimed.org/article3741.html

voeux 2012 - 01/01/2012

2011 aura été sans conteste une année qui marquera les esprits, une année charnière. Du printemps arabe aux indignés en passant par la crise de l'euro et l'austérité aveugle imposée aux populations européennes par ses dirigeants

Malgré les espoirs de changement, l'année 2012 s'annonce difficile pour le monde du travail. L'austérité que veut nous imposer le gouvernement Di Rupo touchera en priorité le monde du travail et les allocataires sociaux.

La FGTB sera plus que jamais en 1ère ligne pour défendre sa vision de la vie en société, basée sur la solidarité et la justice sociale.

En attendant les combats sociaux qui se préparent, toute l'équipe de la FGTB Brabant Wallon vous souhaite le meilleur pour 2012, à vous et à ceux qui vous sont proches

Grève générale le 30 janvier prochain - 23/12/2011

Avec la FGTB, il faut se mobiliser

Le 1er décembre, le programme du nouveau gouvernement a enfin été dévoilé.

Plutôt que d’un programme, c’est  d’un « catalogue des horreurs » dont il faudrait parler, tant les mesures qu’on y découvre au fil des pages représentent autant de mesures de régression sociale inacceptables pour la FGTB.

Qui paiera la note ?

Les banques responsables de la crise ? les détenteurs de gros patrimoines ? les multinationales comme Arcelor Mittal ?

Rien de tout cela. Le monde politique a préféré se tourner vers les travailleurs, les allocataires sociaux, les pensionnés et prépensionnés, les femmes, les jeunes, etc…

En outre, le gouvernement a décidé de mettre toutes ces mesures en application sans tenir compte des grands principes de concertation sociale qui guident nos relations sociales depuis l’après-guerre.

C’est pourquoi la FGTB, en front commun avec les autres syndicats, a décidé de déposer un préavis de grève. Sans remise en cause fondamentale des mesures négociées, le pays sera paralysé par la grève générale le 31 janvier prochain.

Quelques chiffres pour bien comprendre le déséquilibre de cet accord si…. équilibré à ce qu’on nous en a dit :

11,3 milliards d’économie, c’est un effort d’environ 1000 € par habitant.

  • Le gouvernement a prévu une taxation supplémentaire de 4% pour les revenus des placements au-delà de 20000 € par an. Petit exemple : une personne qui possède un capital financier d’1 million d’€ paiera un impôt supplémentaire de 600 à 800 € par an
  • Un chômeur isolé qui glissera beaucoup plus rapidement que par le passé en 3ème période de chômage se retrouvera avec une allocation inférieure au seuil de pauvreté. L’accord du gouvernement lui coûtera 2292 € par an

Vraiment équilibré cet accord ? Le système financier responsable de la crise, les détenteurs de gros capitaux et les multinationales ne participent pratiquement pas à l’effort collectif.

À la FGTB, nos revendications sont claires et reposent sur 6 objectifs :

  1. Lancement d’un véritable plan de relance pour des emplois de qualité
  2. Rectification des mesures antisociales en ce qui concerne les fins de carrière (pensions et prépensions), le chômage et le crédit-temps
  3. Maintien du pouvoir d’achat (index, contrôle des prix, liaison au bien-être, soins de santé)
  4. Mise en œuvre d’une véritable réforme fiscale qui touche aux revenus de la fortune et du capital, aux intérêts notionnels. Nous visons un impôt progressif sur l’ensemble des revenus (du travail, mobilier et immobilier)
  5. Fin des coupes sombres et des attaques idéologiques contre les services publics
  6. Des engagements concrets pour une Europe qui ne soit plus seulement un instrument de pression vis-à-vis de nos modèles sociaux mais qui devienne une véritable Europe sociale.

Si le gouvernement Di Rupo refuse une véritable concertation sociale, c’est la rue qui la lui imposera !

la FGTB a publié différents dépliants qui expliquent les différentes mesures prises en fonction de la situation personnelle de tout un chacun

vous pouvez les télécharger en format pdf, en cliquant sur les liens ci-dessous

je suis une femme active de moins de 50 ans
sans-emploi.pdf
j'ai un emploi et j'ai moins de 50 ans
j'ai un emploi et j'ai plus de 50 ans
je suis jeune et je cherche un emploi

Conférence-débat - 13/12/2011

le contrôle de la disponibilité des chômeurs : vers une protection sociale au mérite ?

FORABRA Organise une conférence-débat le mercredi 14 décembre à 19h, à l’hôtel du Commerce, Grand Place à Nivelles

Depuis 2004 et l’apparition du plan d’accompagnement des chômeurs et de l’activation, le droit aux allocations de chômage est soumis à des règles de plus en plus strictes.

Les nouvelles mesures prises dans le cadre de la confection du budget et du plan d’austérité « voulu par l’Europe et les marchés financiers » a donné un nouveau coup d’accélérateur au contrôle des chômeurs.

D’une assurance solidaire contre les aléas de la vie, on est passé à une contractualisation au mérite.

L’asbl FORABRA vous propose de venir débattre de cette dérive avec Jean Faniel, chercheur au CRISP (Centre de Recherche et d’Information Socio-Politiques)

affiche conférence Forabra

Grande Manifestation Nationale le 2 décembre à Bruxelles. Rejoignez-nous ! - 21/11/2011

Parce que l'austérité n'est pas la bonne réponse à apporter à la crise....

Depuis plus de 20 ans, les politiques néo-libérales mises en place n’ont eu comme conséquence que de creuser les inégalités.

On pensait que la crise financière de 2007 allait remettre les pendules à l’heure. Malgré de belles promesses, il n’en n’a rien été. Que du contraire, ce sont maintenant les Etats – surendettés pour avoir sauvé les banques – qui sont pris pour cible par les spéculateurs.

Résultat ? des plans d’austérité dans l’ensemble des pays européens, plans qui touchent essentiellement les travailleurs et les allocataires sociaux.

À la FGTB, nous disons ça suffit !

Nous avons des alternatives afin que l’effort soit équitablement réparti. Ces alternatives passent essentiellement par une fiscalité plus juste, une fiscalité où chacun contribue en fonction de ses possibilités :

Pour toute information, nous contacter au 067/21.50.06

  1. Réinstaurer des tranches d’imposition à 55% (revenus au-delà de 8000 € brut imposable/mois) et 65% (revenus au-delà de 14000 € brut imposable/mois)
  2. Il existe un salaire minimum. Pourquoi ne pas instaurer un salaire maximum. Nous proposons un plafond à 30000€ brut/mois
  3. Taxer les plus-valuesboursières
  4. Globaliser l’ensemble des revenus(du travail, mobilier et immobilier) pour le calcul de l’impôt. Actuellement les revenus mobiliers sont nettement moins taxés que les revenus du travail
  5. À l’heure actuelle, les intérêts notionnels coûtent plus de 4 milliards par an à la collectivité. Grâce à cela, le taux moyen d’imposition des 500 plus grandes entreprises n’est que de 3,76% (pour un salarié le taux moyen tourne autour de 27% !).
    En outre, 25 entreprises se partagent 40% de l’enveloppe des intérêts notionnels.
    Si de l’argent public (notre argent !) doit être injecté dans l’économie, c’est pour créer de l’emploi, pas pour remplir la poche des actionnaires.
  6. Profiter du sauvetage de Dexia (4 milliards) pour réinstaurer une véritable banque publique soucieuse avant tout de l’intérêt commun. Pendant plus d’un siècle, la CGER et le Crédit Communal ont fonctionné sans aucun problème. Une dizaine d’années de privatisation et c’est à coups de milliards qu’il a fallu les sauver

Or, les recettes actuellement en discussion entre les futurs partenaires gouvernementaux risquent d’avoir un goût particulièrement amer pour les travailleurs et allocataires sociaux

  1. Suppression des prépensions(il paraît que cela coûte trop cher). Or, il est démontré qu’un prépensionné coûte moins cher à la collectivité qu’un chômeur âgé. En cas de suppression des prépensions, les seuls qui feront des économies, ce sont les patrons
  2. Pensions : les futurs pensionnés trinqueront aussi. Outre qu’on poussera les gens à travailler le plus longtemps possible, le calcul pour déterminer la pension sera moins favorable.
  3. Soins de santé : les soins de santé coûtent cher (technologie, allongement de l’espérance de vie, etc). c’est pour cela qu’une norme de croissance des dépenses de 4,5%/an est prévue par la loi. La norme sera sévèrement revue à la baisse. Être malade coûtera plus cher demain
  4. Chômage : les chômeurs seront aussi sanctionnés. Ils verront leurs allocations diminuer plus rapidement et l’on parle aussi de limitation dans le temps. C’est le chômage qu’il faut combattre, pas les chômeurs.
  5. Services publics : des économies importantes sont prévues (SNCB, administrations, etc). Des services publics de qualité et accessibles à tous sont aussi un gage de démocratie.

Il est encore temps de faire bouger les choses, en se mobilisant tous ensemble. Pour que ce ne soient pas toujours les mêmes qui paient les crises 

tract à télécharger

- 00/00/0000

- 00/00/0000

- 00/00/0000

- 00/00/0000

Voir les archives…